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Aurélie Filippetti ne participera pas au nouveau gouvernement

Antoine Oury - 25.08.2014

Edition - Société - Aurélie Filippetti remaniement - Manuel Valls François Hollande - candidature


Depuis ce matin, tous les ministres du gouvernement sont des ex-ministres. Et certains semblent vouloir le rester : dans une lettre adressée à François Hollande et à Manuel Valls, Aurélie Filippetti fait part de sa décision de ne pas se présenter au poste de ministre de la Culture et de la Communication dans le gouvernement Valls II, présenté demain.

 

 

Signature du contrat de performance 2014-2016 de la Bibliothèque nationale de France

Aurélie Filippetti, en mai 2014 (ActuaLitté, CC BY 2.0)

 

 

Dès hier soir, le Premier ministre Manuel Valls présentait la démission de son gouvernement, à la demande, visiblement, de François Hollande. Cette décision ferait suite aux propos de Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, les deux ministres « frondeurs » du gouvernement. Ces derniers ont remis en cause la politique économique du gouvernement, en appelant à moins d'austérité et de coupes des budgets.

 

Depuis la semaine dernière et un article du Canard Enchaîné, les rumeurs sur le départ d'Aurélie Filippetti vont bon train. Son absence au Congrès mondial des Bibliothécaires, organisé par l'IFLA à Lyon, avait également été vivement critiquée par les professionnels, puisque la ministre avait fait de 2014 « l'année des bibliothèques ». Tout s'explique ? Pas vraiment, puisque la décision de Hollande et Valls semble venir de nulle part.

 

 


 

 

Aurélie Filippetti a cependant mis elle-même un terme aux rumeurs, en les confirmant. L'ancienne ministre, remarquée pour le tweet ci-dessus soutenant ses collègues, a fait parvenir une lettre au chef de l'État et au Premier ministre, indiquant qu'elle ne serait « pas candidate à un nouveau poste ministériel ». Elle préfère « la liberté à [s]es idéaux », poursuit la missive, par rapport à la « solidarité gouvernementale » exigée par Manuel Valls.

 

« Il y a un devoir de solidarité, mais il y a aussi un devoir de responsabilité vis-à-vis de ceux qui nous ont fait ce que nous sommes. Je choisis pour ma part la loyauté à mes idéaux. Je ne serai donc pas (...) candidate à un nouveau poste ministériel », peut-on lire dans cette lettre, d'après l'AFP.

 

La ministre sortante laisse à son ou sa successeur(e) des dossiers brûlants, comme les intermittents, évidemment, mais également le régime retraite des auteurs ou encore le prêt numérique en bibliothèques. La lutte contre Amazon, elle, serait déjà bien avancée.

 

Le nom du successeur sera connu dès demain. Des informations - ou plutôt des rumeurs - circulent sur la fusion des ministères de l'Éducation nationale et de la Culture, sous l'égide de Ségolène Royal.

 

  Lettre ouverte d'Aurélie Filippetti à François Hollande et Manuel Valls (lundi 25 août 2014) by LeMondefr