Australie : amère querelle entre deux rédacteurs de presse

Julien Helmlinger - 04.03.2013

Edition - International - John van Tiggelen - Ben Naparstek - Presse


Suite à des accusations dénonçant un comportement contraire à l'éthique professionnelle, et notamment de discrimination à l'égard des contributrices de la gent féminine : l'heure est désormais à la dispute entre entre John van Tiggelen, rédacteur en chef de The Monthly et son prédécesseur Ben Naparstek, désormais au magazine Good Weekend

 

 

 

 

Au premier round, c'est John van Tiggelen qui a débuté les hostillités en publiant un mail dans les colonnes de The Australian. Et par celui-ci, il accuse directement Ben Naparstek, actuellement rédacteur pour le supplément hebdomadaire « glossy » du Sydney Morning Herald.

 

Les allégations concerne une conduite présumée contraire à la déontologie. Pour van Tiggelen, son confrère manquerait d'idées personnelles, volerait des auteurs du Monthly et paierait des redevances inférieures à ses contributrices féminines.

 

Sans faire dans la dentelle, l'accusateur conclut son courriel avec la formule : « ayez quelques idées de votre propre cru, et arrêtez de vous comporter comme un putain de Dalek. » (les Daleks sont les mutants diaboliques de Doctor Who, obnubilés par la domination de l'univers.)

 

Ben Naparstek est pourtant généralement considéré comme un jeune prodige, tandis qu'il s'est vu confier le poste de rédacteur en chef du Monthly âgé de 22 ans à peine. Même si certains confrères auraient exprimé leurs doutes quand celui-ci a été propulsé, après 3 ans, responsable du Good Weekend, publication suivie par près de 1,4 millions de lecteurs chaque semaine.

 

 

EX-TER-MI-NA-TE !

 

Et si John van Tiggelen est enervé, c'est parce que son prédécesseur lui aurait « volé » des auteurs du Monthly, en leur proposant des rétributions plus généreuses. Selon l'accusateur, Naparstek n'aurait pas débauché ces contributeurs simplement car ils étaient compétents, mais également à dessein de « miner le Monthly ».

 

Cependant des commentateurs comme Garry Linnell, éditeur pour Ben Naparstek, défendent le jeune homme, en arguant que les accusations de discriminations sont fantasmées et que « tout le monde parlait du Monthly quand il était sous la direction de Ben, et c'est dommage que cela ne soit plus le cas »...

 

Van Tiggelen, indirectement sur le blog du Monthly a rappelé que selon les ventes de presse relevées pour la seconde moitié de 2012, l'hebdomadaire affichait une hausse de 10 % quand la plupart des grands journaux perdaient entre 8 et 15 %.