Australie : la loi sur l'import de livre chèrement défendue

Clément Solym - 20.03.2009

Edition - Société - australie - loi - importation


La loi sur l'importation de livres en Australie est âprement discutée actuellement, et après avoir épluché les quelque 270 messages envoyés à la Productivity Commission, la plupart s'opposant à une ouverture du marché, cette dernière a annoncé qu'elle publierait un bilan des réflexions apportées.

La situation n'a pas changé : certains détaillants prônent l'ouverture de la loi sur les 30 jours, tandis qu'éditeurs et auteurs prêchent en faveur d'un maintien des restrictions. Petit rappel légal : aujourd'hui, un éditeur a 30 jours pour acheter les droits d'un livre étranger, et le proposer sur le marché. Dans le cas contraire, les libraires sont libres de se le procurer en import. En outre, en cas de rupture de stock pour l'éditeur, 90 jours sont accordés pour que le livre revienne sur le marché.

Supprimer ces conditions porterait un grave préjudice au secteur du livre australien, estiment de concert les éditeurs, dans la mesure où les investissements permis par les rentrées d'argent ainsi occasionnées seraient réduits d'autant. Le problème qui se pose pour les revendeurs tourne alors autour du prix du livre acheté à l'éditeur australien, contre celui des fournisseurs étrangers, qui peuvent être moins chers.

Mais l'Australian Publishers Association a tenté l'expérience : sur 9 best-sellers, quatre sont moins chers en Australie que toute autre source d'approvisionnement, deux étaient plus chers, et trois naviguaient entre-deux. Le maintient des restrictions légales sur l'import, outre la protection de l'industrie et des auteurs, assure également le maintien de l'économie au niveau des imprimeurs, nécessairement impactés par une importation nouvelle.

Le rapport final du gouvernement sera rendu le 13 mai.