Australie : le numérique pour sauver l'industrie du livre

Clément Solym - 10.11.2011

Edition - International - industrie - livre - australie


Selon PricewaterhouseCoopers, en 2011, l'industrie du livre australienne a perdu 280 millions de dollars (environ 208 millions d'euros) de vente au profit de détaillants étrangers. Un rapport d'un groupe de réflexion autour de la stratégie pour l'industrie du livre, mandaté par le gouvernement, estime qu'en 2014 cette perte pourrait atteindre 500 à 800 millions de dollars (environ 372 à 596 millions d'euros).

En 2010, le secteur du livre pesait 2,3 milliards de dollars (environ 1,7 milliard d'euros) dont 35 millions de dollars (environ 26 millions d'euros) soit 1,5 % provenant de la vente d'ebooks. Selon le rapport en 2014, la vente d'ebooks devrait représenter 24,6 % avec 150 à 490 millions de dollars (environ 111 à 365 millions d'euros) sur un marché total estimé à 2,8 milliards de dollars (environ 2 milliards d'euros).

 

Concurrencer Apple, Amazon et Kobo


Pour éviter cette perte de 500 à 800 millions de dollars, le rapport propose 21 recommandations dont une bonne partie consacrée au numérique. Il indique notamment que les libraires locaux doivent être en mesure de concurrencer les détaillants étrangers (Apple, Amazon ou encore Kobo) sur les services en ligne.

 


Ainsi, le rapport envisage un budget de 5 millions de dollars pour développer une infrastructure numérique qui permettrait aux lecteurs d'accéder aux oeuvres des éditeurs indépendants et permettrait aux éditeurs comme libraires d'améliorer la chaîne d'approvisionnement. Plus précisément, il s'agirait d'étendre le service TitlePage, qui référence les titres disponibles en Australie.

Il faudra le pourvoir d'un système de vente en ligne qui serait utilisé par les éditeurs, les distributeurs et les libraires pour rendre la chaîne d'approvisionnement plus efficace. Le rapport envisage aussi de le relier à un système d'impression à la demande et de permettre aux lecteurs de passer des commandes.

 

Ecoles, bibliothèques et droits d'auteurs


D'autre part, le rapport indique qu'il faudrait mettre sur pied des formations en marketing numérique (centré sur le livre bien sûr) et en connaissances techniques numériques. Il recommande aussi d'encourager avec des subventions les auteurs éditeurs et libraires qui développent une stratégie numérique. À ce titre, on se souviendra que plusieurs libraires de Sydney ont décidé de se lancer dans le numérique.

Le rapport insiste aussi sur la nécessité d'apporter le numérique aux écoles et propose un budget de 30 millions de dollars pour soutenir les écoles qui passeront le cap. Il indique aussi qu'il faudrait mettre sur pied un modèle économique permettant la location d'ebooks en bibliothèque.

Enfin, concernant les droits d'auteur dans le numérique, il recommande que cela soit inclus dans la réflexion de la commission de réforme de la loi australienne. Et que cette réflexion se fasse avec les auteurs et les éditeurs.Pour combattre le piratage, il préconise de travailler sur un code des infractions aux droits d'auteurs en collaboration avec le département du procureur général et les fournisseurs d'accès à internet.

 

Il propose aussi des discussions entre les ayants-droits et les FAI sur les possibilités de rétribution des droits d'auteur sur le net.




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