Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Australie : les libraires ne se laisseront pas enterrer

Clément Solym - 15.06.2011

Edition - Société - australie - ministre - internet


Il fallait s'y attendre : non seulement les propos du ministre, qui annonce la mort des librairies sous cinq ans, n'ont pas fait plaisir, mais évidemment, ils ont suscité une vive réaction.

C'est le président de l'Australian Booksellers Association Jon Page, qui avait dégainé le premier. Selon lui, Nick Sherry, ministre des petites Entreprises, avait tout de même manqué de jugeote, en utilisant l'exemple de la librairie pour dire que le commerce en ligne gagnait du terrain.

Nick s'était fendu d'une prévision type 'dans cinq ans plus de librairies dans Sydney', qui ne pouvait évidemment pas faire plaisir. (notre actualitté)

Plusieurs témoignages on accompagné la réaction de Jon Page. Entre consternation et sidération, les libraires interrogés, jusqu'aux gérants de grandes chaînes, tombent des nues.

Si le changement et l'adaptation sont évidemment nécessaires pour le devenir de ce corps de métiers, tout un chacun le reconnaît et se montre disposé à l'accueillir.

En Australie, les indépendants représentent 20 % du marché du livre, contre 9 % outre-Atlantique et moins de 4 % au Royaume-Uni - un chiffre garant de la bonne santé du métier, mais également de la diversité qui est proposée.

Que face à Amazon tout un chacun se pose la question de sa survie, sur du long terme, c'est une évidence. Mais le comportement des consommateurs dans le pays est encore loin de se tourner vers l'achat de livres numériques, et moins encore vers une consommation de livres papier par des achats exclusivement sur internet.

Et la place des indépendants au sein de la communauté locale est irremplaçable...