Australie : un marché prometteur pour le livre

Clément Solym - 23.02.2012

Edition - International - Australie - livre - éditeurs


Un article de Nick Atkinson sur Futurebook détaille les avantages liés au secteur du livre en Australie. Et ils assez nombreux pour que les professionnels se penchent, selon lui, sur les opportunités qu'il offre.

 

Nick Atkinson est responsable des ventes digitales et marketing manager chez Hardie Grant Publishing. Selon lui, il faut avant tout proposer une expérience innovante pour l'acheteur, que ce soit au format numérique ou au sein des librairies.  Car l'Australie serait prête pour une vente en ligne compétitive, et les éditeurs doivent répondre à une demande intérieure grandissante, et évitée que les achats en ligne ne se fassent à leur détriment.

 

 

Nick Atkinson préconise également une « expansion vers le secteur numérique », ce qui requiert un savoir-faire particulier et de nouvelles stratégies pour développer des solutions en ligne. Il semble que malgré un retard comparé aux autres pays anglo-saxons, l'Australie est un pays qui s'équipe lentement mais sûrement, notamment dans les grands centres urbains.

 

Ainsi, 45 % des Australiens possèdent un smartphone, ce qui constitue une augmentation de 35 % en un an. Les Australiens passent environ 44h/mois connectés à internet, pour les 77 % des habitants qui possèdent une connexion.

 

Ce qu'il reste à améliorer

 

Mais de nombreux obstacles restent à être pris en compte, tout comme les frais d'expédition (très élevés même sur des envois intérieurs). Les librairies physiques doivent faire face à des difficultés grandissantes pour se maintenir en vie, malgré une vitalité relative du secteur, notamment chez les indépendants (voir notre actualitté ). Si des lecteurs ebooks circulent sur le territoire, ce sont surtout des tablettes comme l'iPad qui rencontrent le plus grand enthousiasme : or ce sont de moins en moins les ebooks qui poussent à acheter des tablettes comme celles d'Apple.

 

Atkinson dénonce un « marketing éhonté », qui dénigre le format numérique des livres. « De nombreux éditeurs traitent le livre numérique comme un produit de moindre importance ». Or, interroge-t-il, « comment pouvons-nous espérer que les lecteurs s'y intéressent » dans ce cas ?

 

Il dénonce enfin les prix pratiqués par les éditeurs sur le territoire, en prenant l'exemple de Borders (aujourd'hui fermée). À proposer des prix aussi élevés, dit-il, les lecteurs australiens n'hésiteront pas et achèteront ailleurs, si le marché local ne leur propose pas « valeur et qualité ».