Auteurs, éditeurs et Google Books autour de la table

Clément Solym - 23.03.2011

Edition - Justice - reglement - googl - books


Rendez-vous est à prendre le 25 avril prochain, pour la suite des événements, expliquent l'Association of American Publishers et la Guild of Authors, qui ont appris hier le rejet, par le juge Denny Chin du Règlement Google Books, concernant la bibliothèque numérique.

En effet, du côté des éditeurs, on prend acte que la décision du juge permet une autre orientation dans les discussions à avoir pour parvenir à un consensus juridique dans cette histoire, en travaillant sur l'opt-in. C'est-à-dire, l'initiative volontaire des éditeurs, qui s'inscriront par eux-mêmes dans le service Google Books. Et non opt-out, où ils n'ont que la possibilité d'en sortir. (notre actualitté)


Google au Salon du livre de Paris

« Les éditeurs demandeurs sont disposés à entrer en étroite collaboration pour parvenir à un règlement allant dans ce sens et tirer profit de ses possibilités révolutionnaires », explique John Sargent, de Macmillan, dirigeant l'Association. (via APA)

Le juge a également laissé un rendez-vous, en date du 25 avril, pour un établir avec les acteurs concernés un nouveau plan de discussion. Il sera nécessairement question de discuter de la position que Google avait adoptée jusqu'à présent, estimant que l'opt-in était absolument impossible.

Mais le juge compte également fournir un peu de matière aux intéressés qui permettra d'examiner comment les éditeurs anglais, également concernés par cette décision, de par leurs oeuvres présentes dans le catalogue, pourront eux aussi profiter des futures décisions et orientations.

De son côté, Google n'a pas caché sa déception, face à la décision de Chin. « Comme beaucoup, nous pensons que cet accord permettrait d'ouvrir l'accès à des millions d'ouvrages aujourd'hui difficiles à trouver aux États-Unis. Peu importe la décision finale, nous continuerons de travailler dur pour que de plus en plus d'ouvrages dans le monde puissent être découverts sur Internet grâce à Google Books et Google e-books. »

Pour les auteurs, cette décision signifie que tous les acteurs doivent repenser leur vision de ce règlement autour du livre numérique.