Auvergne-Rhône-Alpes : la filière livre va bon train, malgré de fortes disparités

Camille Cado - 09.07.2020

Edition - Economie - edition chiffre affaires - region auvergne rhone alpes - barometre region livre economie


Auvergne-Rhône-Alpes Livre et lecture (anciennement Arald) vient de publier une nouvelle édition de son Baromètre régional de l’économie du livre. L’enquête, qui porte sur les données de 2017, rassemble pour la première fois les principaux indicateurs de la filière livre pour l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes.


 

Outil d’évaluation et de diagnostic, le Baromètre permet d’observer les tendances chiffrées des secteurs, l’évolution de l’activité de chaque branche, la typologie et la diversité des structures, et de proposer une cartographie de ces acteurs de proximité qui contribuent à l’aménagement culturel du territoire, ainsi qu’une évaluation du poids socio-économique de la filière en région.

Pour cette enquête qui porte sur les données de 2017, 190 maisons d’édition et 286 libraires indépendantes de la région ont été passées au crible. Malgré un taux de réponse assez faible (18,2 % du côté des librairies, 44,6 % du côté des maisons d’édition), les données recueillies puis complétées par Auvergne-Rhône-Alpes Livre et lecture — notamment auprès du greffe du Tribunal de commerce — ont permis de dégager quelques tendances importantes du secteur. 

« Au regard du contexte 2020, le Baromètre sera aussi utile pour évaluer les conséquences économiques et financières de la crise sanitaire sur les librairies et les maisons d’édition » a affirmé Auvergne-Rhône-Alpes Livre et lecture.

Globalement, l’activité du côté des librairies et des maisons d’édition reste dynamique : les deux secteurs maintiennent un nombre d’acteurs équivalent aux dernières années et leur chiffre d’affaires respectif est en hausse. 

Du côté des librairies, le CA atteint 140 M€, selon les estimations, soit une augmentation de 4 % par rapport à 2013 et 2014. À noter toutefois que Decitre, géant de la région, représente plus d’un tiers du CA (54 M€) avec ces 8 points de vente, seulement. 

De plus, entre créations et fermetures, le nombre de librairies par département a augmenté de 1 à 2 points de vente. Seules exceptions : le Rhône et la Métropole de Lyon dans lequel on enregistre une hausse de 32 % et dans le Cantal avec une baisse de 33 %.

Du côté de l’édition, le chiffre d’affaires des 130 maisons retenues s’élève à 113 M€ (soit 4 % du CA national) partagé comme suit : 59 M€ pour le Groupe Glénat et 54 M€ pour les Éditeurs indépendants. Par rapport aux données de 2013 et 2014, le secteur enregistre une belle hausse de 16,4 %. De plus, 16 maisons ont été créées. 

Autre chiffre intéressant, 26.440 titres ont été publiés, ce qui correspond à 3,4 % de la production nationale.
 

Malgré une forte densité, de grandes disparités 
 

Que ce soit pour les librairies ou les maisons d’édition, l’étude révèle une répartition régionale qui souffre de fortes disparités. 

Du côté des librairies, on note une forte densité avec 1 librairie pour 28.102 habitants, soit plus que la moyenne nationale qui est de 1 librairie pour 32.300 habitants (source Baromètre FILL, 2017). Mais les points de vente se concentrent en Haute-Savoie (9,4 %), en Isère (12,6 %), et dans la métropole de Lyon (25,2 %). Les départements délaissés sont le Rhône, l’Ain, et le Cantal. 

On relève cette même tendance du côté des maisons d’édition, que l’on retrouve dans les mêmes départements. 
 

FRANCE :  Violent impact de la crise sanitaire
sur les ventes de livres


Autre donnée intéressante  : si seulement 41,2 % des librairies développent des stratégies de communication sur Internet à travers un site vitrine ou un blog, la présence des maisons d’édition sur le web est, elle, aujourd’hui totalement acquise : 100 % des maisons ont un site Internet.

Elles sont également beaucoup plus présentes sur les réseaux sociaux  : 76 % sont sur Facebook, 36 % sur Instagram, 28 % sur Twitter et 24 % sur YouTube. Du côté des librairies, les chiffres sont moindres  : 39 % sont sur Facebook, 16 % sur Instagram, 6 % sur Twitter et seulement 2 % sur YouTube. 

L’étude est à retrouver ci-dessous, dans son intégralité : 




Photo d’illustration : ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 




Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.