Avec Babylone Yasmina Reza nous déstabilise encore une fois

Victor De Sepausy - 12.09.2016

Edition - Société - Babylone - Yasmina - Reza


A l’image des pièces de théâtre qui ont fait son succès, le dernier roman de Yasmina Reza, Babylone (Flammarion, 218 pages, 20 €) arrive efficacement à déstabiliser le lecteur. Dans ses pièces Art ou Le Dieu du carnage, on trouvait toujours une situation qui finissait par déraper. Derrière un calme apparent, se cachait une colère qui ne demandait qu’à sortir.

 

 

Babylone donne la parole à une narratrice qui ressemble quelque peu à l’auteur. Ingénieure à l’institut Pasteur, la cinquantaine, elle se montre désabusée face à ses élevages de moustiques. Mais tout bascule véritablement lorsqu’elle organise une petite fête en l’honneur du printemps.

 

Si la soirée se déroule bien, un peu plus tard dans la nuit, l’un des invités revient la voir car il a besoin de son aide, ayant fait, une grosse bêtise. Alors, faut-il couvrir les actes de l’individu en question ou appeler la police ? C’est le début d’une longue suite de péripéties…




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Pour approfondir

Editeur : Flammarion
Genre : litterature...
Total pages : 218
Traducteur :
ISBN : 9782081375994

Babylone

de Yasmina Reza(Auteur)

" Tout le monde riait. Les Manoscrivi riaient. C'est l'image d'eux qui est restée. Jean-Lino, en chemise parme, avec ses nouvelles lunettes jaunes semi-rondes, debout derrière le canapé, empourpré par le champagne ou par l'excitation d'être en société, toutes dents exposées. Lydie, assise en dessous, jupe déployée de part et d'autre, visage penché vers la gauche et riant aux éclats. Riant sans doute du dernier rire de sa vie. Un rire que je scrute à l'infini. Un rire sans malice, sans coquetterie, que j'entends encore

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