Avec Harry Potter, Rowling a renouvelé la littérature chrétienne orthodoxe

Clément Solym - 14.01.2009

Edition - Société - Rowling - Potter - littérature


Un expert religieux russe vient de porter un regard assez inédit sur les textes de J.K. Rowling, en considérant que cette série est profondément orthodoxe, et tout en stimulant la lecture auprès des plus jeunes, elle a créé une nouvelle littérature religieuse.

Dans le magazine Bogoslov.ru, Roman Silantyev précise que même des oeuvres comme celle de Clive Lewis, sont emplies d'allusions chrétiennes (et même d'une interprétation ésotérique plus complexe), mais affaiblissent les références en transformant les références.

« Aujourd'hui, il est démodé d'être chrétien, autant que de valoriser les valeurs chrétiennes dans un livre pour enfant. À l'évidence, personne ne n'interdirait l'écriture de pareils ouvrages, mais ils n'ont aucune chance de rencontrer le succès en dehors d'une église, le marché est ainsi fait », regrette Roman.

Mais chez Rowling, on est en plein cycle chrétien, lequel avance à visage masqué. Elle aurait ainsi pratiqué la dissimulation, de la même manière que Mikhael Boulgakov, et que les chercheurs ont mis des années à révéler, dans Le Maître et Marguerite. Les messages ésotériques contenus dans Harry Potter en sont d'autant plus forts, conclut Roman.

Utiles ou nuisibles pour l'esprit, les livres Potter dissimulent donc sous couvert d'alchimie et de magie, une large présentation des valeurs chrétiennes. Et souhaitant que ce cycle devienne un classique du genre, Roman assure que le cycle aura favorisé le développement de la littérature orthodoxe auprès des enfants. On ne va pas excommunier Harry Potter, alors ?