Avec son petit Harry, Rowling est devenue une milliardaire accomplie

Cécile Mazin - 15.03.2016

Edition - Economie - fortune Rowling - Harry Potter marchandises - films séries parcs


Romancière heureuse et milliardaire épanouie, JK Rowling a engrangé une petite fortune établie à 7,5 milliards £ depuis la publication du dernier tome de Harry Potter. Mais ce qui est fantastique, c’est que ces montants devraient continuer à augmenter au cours des années à venir. Les huit ouvrages de la série n’ont pas fini de fructifier.

 

Alteraciones en el orden de The Pila

Juan Fernandez, CC BY SA 2.0

 

 

Que ce soit avec les films, les produits dérivés, les jeux vidéo ou encore les parcs à thèmes dans les studios d’Hollywood et d’Orlando, la Potterness est lucrative. Avec 7,5 milliards £ gagnées depuis 2007, les projections sont encore plus intéressantes : on estime en effet que le montant pourrait aboutir à 17 milliards £ au cours des prochaines années. 

 

Pottermore, en dépit de ses petits problèmes structurels et des modifications opérées dans la distribution, a généré 70 millions £ au cours des trois dernières années. Et comme de nouveaux projets sont à venir, nul doute que les sommes augmenteront par conséquent.

 

Il s’agit là de ventes de livres numériques, ainsi que d’audiobooks, numériques également.

 

Pour les films, on estime que 2,5 milliards £ de marchandises ont été écoulées dans le monde, ainsi que 1,46 milliard £ de ventes en DVD et Blu-ray, ainsi qu’en téléchargements. Les jeux vidéo tirés des films ont généré 537 millions £ depuis 2008, tandis que les projections TV sont estimées à 383 millions £. 

 

La sortie prochaine d’un livre, tiré de la pièce de théâtre –, racontant la vie du fils d’Harry Potter – a déjà démontré combien les fans étaient au rendez-vous. Les premières représentations qui se dérouleront au mois de juillet au Palace Theatre de Londres ont déjà engrangé 127 millions £. Harry Potter and the Cursed Child est particulièrement attendu puisqu’il se situe une petite vingtaine d’années après le dernier tome Les reliques de la mort.

 

Et ce, sans même parler de son autre série, sous le pseudonyme de Robert Galbraith, où elle fait paraître des thrillers

 

« Avec toutes les nouveautés qui se profilent, la franchise a le potentiel pour devenir encore plus importante qu’à l’apogée des livres. La beauté de la série Potter est que ce succès, à chaque fois, ramène l’attention – et donc les ventes – sur les ouvrages. Chaque film à succès a fait vendre plus de livres, chaque représentation de la pièce encouragera les gens à aller dans les parcs à thème, et ainsi de suite » , explique Stefan Drew, spécialiste du marketing à The Sun.

 

Ce qui incite par ailleurs la romancière à une certaine générosité : outre le temps qu’elle passe à répondre sur les réseaux sociaux, elle a monté en 2012 une fondation, Lumos. Elle a versé plus de 100 millions £ pour venir en aide aux enfants à travers le monde. 

 

Pour Mark Borkowski, autre spécialiste du marketing, la raison de ce succès est simple : « Le public qui est tout d’abord tombé amoureux d’Harry Potter était assez jeune. Non seulement il s’est montré avide d’avoir plus d’histoires, mais, avec le temps, ils ont eu des enfants qui ont pris l’histoire en marche. JK Rowling a toujours exercé un strict contrôle sur sa franchise, de sorte qu’elle s’assure d’offrir la meilleure qualité, ce qui est crucial. Et aussi longtemps que les produits continueront de se vendre, elle pourra ressortir encore plus de films, de livres, d’émissions de télé : la liste est sans fin. »