Bandes et violences à l'école : le texte approuvé ? Du vent

Clément Solym - 01.07.2009

Edition - Société - bandes - violence - école


Pas de violence à l'Assemblée nationale, mais des débats agités entre députés concernant les dispositions à mettre en place pour lutter contre la violence et les bandes en milieu scolaire. Point marquant : le gouvernement renonce à la fouille des cartables. Point critique : le délit de participation à une bande violente pourra coûter 3 ans de prison et 45.000 € d'amende.

En tête de ligne pour assurer sa défense, Michèle Alliot-Marie et le rapporteur Éric Ciotti, qui auront ajouté un petit plus : toute personne non armée qui prendrait part à un attroupement violent encourt désormais les mêmes peines que celles ayant une arme.

Le port d'une cagoule pour dissimuler son visage devient une circonstance aggravante - d'ailleurs la semaine passée, elles sont interdites durant des manifestations.

Concernant plus précisément les établissements scolaires on notera la peine d'un an de prison pour intrusion dans un lieu scolaire, sans autorisation. Et malgré l'avertissement de Delphine Batho, prévenant que des parents d'élèves pourraient être concernés, Ciotti rétorque d'un « Fantasme » implacable.

Pas de nouvelles des portiques de sécurité, ni de la fouille finalement passée aux oubliettes des réformes Darcos, et la députée PS Batho insiste clairement en réclamant que le gouvernement admette avoir abandonné ces idées. Pour Sandrine Mazetier : « Quand on prétend "sanctuariser" l'école, on commence par y maintenir les surveillants. » Et d'ajouter que l'on préférerait des actes au vent que brasse le gouvernement...

Le texte aura été approuvé à 43 voix (dont délégation) contre 0, le PS ayant quitté l'Assemblée après la suppression d'un amendement destiné à commuer en TIG la peine de prison encourue pour une personne dont ce serait la première condamnation.