Barnes & Noble : bilan contesté pour la gamme Nook

Julien Helmlinger - 07.08.2013

Edition - Librairies - Barnes & Noble - Nook - Lecture numérique


Quelques semaines après la démission le 8 juillet du directeur général de Barnes & Noble 2010-2013, William Lynch, à l'heure du bilan, on ferait état d'un mandat turbulent. Le principal intéressé a notamment oeuvré sur le premier e-reader de la gamme Nook, en 2009, non sans succès dépassant les attentes de la firme. Ce qui lui avait valu promotion à son poste de responsable de direction. Mais qu'en a-t-il été ensuite de la poussée numérique de l'enseigne ?

 

 

 

Electrisé par le succès du Nook première génération, le directeur général Lynch aurait alors pris en ligne de mire le marché des tablettes, et notamment l'iPad d'Apple. La firme a pris des airs de start-up technologique, et injecté près d'un milliard de dollars dans ses propres dispositifs de lecture. Mais la division Nook du libraire n'aura finalement pas connu une aussi bonne fortune pour cette surenchère d'ambition numérique.

 

En juin, Lynch faisait état d'une perte d'exploitation de 475 millions de dollars pour l'année financière se terminant en avril. On lui reproche désormais de s'être trop vite précipité sur l'ebook, tandis qu'il ne représente encore qu'une part infime dans la consommation de livres. 

 

Désormais, c'est son successeur Leonard Riggio qui est attendu au tournant, pour redresser la barre. Et éviter de se voir coincé sur la niche numérique, dans l'étau que forment des géants comme Amazon et Apple.