Barnes & Noble fait du (gros) gringue aux affiliés d'Amazon

Clément Solym - 15.02.2011

Edition - Economie - affiliation - marchand - amazon


Pour mettre un peu d'ordre dans ses comptes et aplanir la situation juridique où il se trouve, le cybermarchand Amazon a décidé de résilier autocratiquement ses contrats d'affiliation dans certains États. Et ce, pour ne pas avoir à payer une taxe que la société considère comme injustement réclamée.

Du pain béni pour son concurrent Barnes & Noble, qui voit là l'occasion d'exploiter la faille laissée béante. Dans un communiqué, le libraire fait donc part de sa déception « d'apprendre qu'Amazon pourrait menacer la sécurité des petites entreprises, plutôt que de se conformer à la loi de l'État ».


En effet, plusieurs structures web vivent en partie de ce que le programme d'affiliation au marchand peut leur rapporter. En tarissant cette source de revenus pour eux, Amazon ne joue donc pas le jeu.

Raison de plus pour que B&N s'engouffre et en rajoute une bonne louche : « Ici, à Barnes & Noble, nous disposons d'une base de plus de 13.000 membres à notre programme d'affiliation mondial. Ils sont une part importante dans le succès de notre entreprise et sa stratégie. »

Le reste, c'est un coup de flûtiau assez grossier pour tenter de séduire ceux qui ont été vilement trompés par le marchand de Seattle. Tout en assurant que l'on ne leur jouera jamais un tour aussi pendable, et que jamais, ô grand jamais, leurs clients affiliés ne seront inquiétés par le fisc.

Parce que Barnes & Noble respecte le fisc de chaque État.

Bon, ça s'appelle un coup bas, tirer sur l'ambulance, mais en même temps, quand celle-ci met le feu partout, y'a pas de raison.

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