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Barnes & Noble renvoie son PDG, Ronald Boire, sans ménagement

Clément Solym - 17.08.2016

Edition - Economie - librairies Barnes Noble - direction libraires entreprise - Ronald Boire licencier


Entre la poire et le dessert, on apprend que le Conseil d’administration des librairies Barnes & Noble a pris acte du départ de Ronald D. Boire. L’ex-actuel CEO de la chaîne de librairies quitte immédiatement la structure – annonce datant du 16 août – et le jeu des chaises musicales ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

 

Barnes & Noble - Augusta Mall
Mike Kalasnik, CC BY SA 2.0

 

 

 

Si l’entreprise cherche d’ores et déjà un remplaçant à M. Boire, on apprend surtout que ce dernier « n’était pas un bon placement pour l’organisation et qu’il était dans l’intérêt de toutes les parties qu’il quitte la société ». Le communiqué ne fait pas dans la dentelle, et explique juste après qu’un nouveau départ est à attendre.

 

En effet, Leonard Riggio, l’actuel Exucutive Chairman, doit prendre sa retraite suite à l’assemblée générale annuelle, prévue le 14 septembre. Enfin, devait, puisqu’avec le départ de D. Boire, c’est la D. Convenue : Riggio est contraint de reporter sa retraite à une date ultérieure.

 

Leonard Riggio va en effet assurer l’intérim en attendant que l’on trouve la perle rare qui remplacera Boire. Actionnaire de premier plan des librairies Barnes & Noble, il avait acquis un million d’actions le 11 septembre 2015. Achetées au prix moyen de 12,59 $, le calcul définissant la douloureuse est assez simple à effectuer. Désormais, ce dernier dispose de 8,594 millions de parts pour une valeur estimée à 108,204 millions $. 

 

Particulièrement impliqué dans la plus grande chaîne d’établissements sur le territoire américain, Riggio avait participé à l’élection de Ron Boire au poste de PDG, en juillet dernier. Ce dernier allait avoir pour mission de corriger les problèmes financiers liés au Nook. 

 

Avec 640 boutiques à travers le territoire américain, Barnes & Noble reste le premier libraire du pays, mais sa domination se heurte de plus en plus à la présence d’Amazon. En outre, le volet numérique a été totalement raté pour le libraire, qui a encore accusé une perte de 27,4 % sur ses ventes ebooks. 

 

On comprend d’autant mieux que Ronald Boire ait été mis à la porte sans autre forme de procès. Comble, les actions de B&N ont perdu 35 % de leur valeur l’année passée. Avec 4,16 milliards de chiffre d’affaires, le résultat pour l’exercice est en recul de 3,1 % et la perte nette grimpe à 30,6 millions $, contre 3 millions $ l’année passée...

 

Depuis le mois de juin, et pour compenser les pertes enregistrées, la chaîne de librairies a décidé de se lancer dans la restauration, en ouvrant quatre concepts de restaurants. Le premier d‘entre eux doit ouvrir au mois d’octobre, avec une première inauguration à Eastchester, dans l’État de New York, précise l’enseigne. Les prochains seront ouverts dans le Minnesota, en Californie, puis en Viriginie.




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