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Bataille rangée autour de l'Histoire-géo optionelle en T°S

Clément Solym - 08.12.2009

Edition - Société - histoire - géographie - optionelle


Le point de la réforme du lycée concernant l'Histoire-géo optionnelle pour les terminales S est très controversé.

Un outil nécessaire pour comprendre le monde

On se souviendra de l'intervention de Jacques Sapir (professeur à l’EHESS) dans le journal Marianne 2. Ou encore de la lettre signée par de nombreux historiens et philosophes qui craignaient le pire. Aujourd'hui c'est Dominique de Villepin, ex Premier ministre, qui s'inscrit contre ce projet et clame qu'il est « déterminé à mener un combat pour l'histoire et la géographie ». Il a rappelé sur France Info que ces matières sont nécessaires « pour la compréhension du monde ».


Du côté du gouvernement, le ministre de l'Éducation Luc Chatel avait rétorqué aux accusations que les premières S verraient le temps d'enseignement de l'Histoire-géo quasiment doubler, passant de 2h30 à 4h. Ainsi, le programme de terminal serait vu en première. Il avait aussi indiqué que les élèves de première S devraient passer une épreuve anticipée d'Histoire-géo comme c'est déjà le cas avec le français. Pour enfoncer le clou, il avait déclaré que les élèves de la section scientifique « ne feront pas d'histoire en terminale, mais actuellement ils ne font pas non plus de français et je n'ai pas le sentiment qu'ils soient illettrés ».

Première généraliste et necessaire spécialisation des terminales

Richard Descoings, directeur de Science Po, à l'origine des propositions de cette réforme est venu soutenir le ministre en affirmant que l'on « fait un mauvais procès au gouvernement ». Il a lui aussi indiqué que les programmes de première étaient beaucoup plus généralistes. Il a ajouté que si les programmes de terminale étaient plus spécialisés c'était essentiel « pour préparer la spécialisation des jeunes dans l'enseignement supérieur ». Et d'ajouter que la France ne parvenait « plus à former de scientifiques ».

Il a ensuite argué que certains étaient plus prompts à défendre la matière que l'intérêt des élèves, relate l'AFP. Et pour conclure le sujet, il a déclaré : « La question est de savoir si on se paie de mots et si on est sur des grands principes où si on s'intéresse à la formation qui est réellement reçue par les jeunes et si on tient compte des constats qui ont été faits par tout le monde sur le malaise au lycée en cherchant à en tirer les conséquences ».