Bayrou rajoute sa couche sur le cas Éric Raoult

Clément Solym - 12.11.2009

Edition - Société - Bayrou - ajouter - couche


Évidemment, après l'intervention de la gauche pour condamner l'attitude du député Éric Raoult, mécontent des paroles de la romancière Marie N'Diaye, François Bayrou ne pouvait pas s'empêcher de prendre la parole pour lui aussi fustiger, mais gentiment les propos du député.

Un pays où l'on verrouille

« Qui sont ces gens qui veulent perpétuellement verrouiller la parole de ceux dont le devoir est de prendre la parole », interroge-t-il sur i-Télé. « Le devoir d'un écrivain, c'est de s'exprimer en toute liberté. Ce n'est pas un devoir de réserve, c'est un devoir de liberté. »

S'il n'est pas d'accord avec les tous les adjectifs employés par Maire N'Diaye, il estime que quand « un écrivain s'exprime, il peut avoir comme d'autres des écarts, de la colère ». Pour autant, le fait qu'un « responsable politique UMP » veuille faire « taire un intellectuel » provoque la stupeur du président du Mouvement Démocratique. Et d'affirmer la primauté de la liberté d'expression, parce que l'on n’est pas « dans un pays où on verrouille », rapporte l'AFP.

En outre, conclut-il, « la France de Nicolas Sarkozy dérive en ce qu'elle ne respecte pas un certain nombre de principes auxquels nous sommes tous très attachés ». Rappelons qu'entre temps, Mitterrand a laissé choir le député Raoult et que ce dernier s'est rétracté.

Marie N'Diaye, quelques casseroles ?

Mais comme il est bon de piquer un peu les yeux, nous ne saurions que trop pointer l'article de Wrath, toujours prompte à trouver la petite bête pour être en désaccord et redresser les torts.

En effet, elle précise que Marie N'Diaye a beau jeu de ne pas aimer la France de Sarkozy, alors qu'elle a obtenu cette année la bourse Gattégno, qui l'a dotée de 50.000 €, comme on peut le redécouvrir sur le site du CNL.

De même, son mari, Jean-Yves Cendrey a également profité d'une aide du CNL, pour son livre Honecker 21, paru le 17 août dernier et publié chez Actes Sud. « Ce qui ne l’empêche pas de trouver la France de Sarko monstrueuse. Ce qui prouve, une fois encore, que les piliers du milieu littéraire n’ont pas peur du ridicule… » en déduit Wrath.