Bernard Pivot revient sur les réformes du Goncourt

Clément Solym - 10.03.2008

Edition - Société - interview - Bernard - Pivot


Bernard Pivot, lors d'une interview s'est déclaré très satisfait des réformes mises en places dans les statuts de l'académie Goncourt. Il estime qu'elles étaient nécessaires et se félicite qu'elles aient été prises à l'unanimité.

Tout va changer !

Il revient sur le fait qu'il est impossible de connaître l'état de santé d'un académicien, et qu'il serait préjudiciable pour la réputation de l'académie que l'un de ses membres se trouve du fait d'une faiblesse ou d'une mauvaise santé, dans l'incapacité d'accomplir sa tâche. En raison de cela, et parce que généralement la santé et la bonne forme se dégradent avec l'âge, il était nécessaire de fixer un âge où les académiciens cesseraient d'exercer leurs fonctions et rentreraient dans l'honorariat.

Cet âge limite a été fixé à 80 ans, Bernard Pivot le concède « Il y a, je le reconnais, quelque chose d'un peu injuste dans cette limite d'âge » et continuant sur cette idée affirme que de plus jeunes ne sont pas pour autant en meilleure forme mais ajoute-t-il « il fallait bien choisir un âge... ».

La révolution : le meilleur moyen de faire un tour sur soi ?

Il explique aussi que la réforme n'est pas rétroactive et que par conséquent les dix membres du jury Goncourt présent avant la décision, qu'ils aient ou non atteint l'âge fatidique, ne seront aucunement obligés de stopper leurs activités au sein de l'académie. Il précise pour sa part « En ce qui me concerne, je m'appliquerai la règle de l'honorariat à 80 ans ».

Entre autres sujets soulevés par cette interview très complète de nos confrères de Lire.fr, est évoquée la question du remplacement des membres actuels qui ont décidé de demander leur honorariat. À cela Bernard Pivot reste totalement impénétrable laissant les rumeurs aller bon train.

Il ne donnera pas de nom, mais précise sur une note d'humour que pour être académicien il faut « avoir un bon coup de fourchette ! » et plus sérieusement qu'il faut « considérer que lire est un travail qui prend au moins un bon mi-temps ». De toute façon le vote aura lieu au printemps entre avril et juin, nous révèle-t-il.