Bernard Werber : entre livre papier et science-fiction, l'avenir de l'humanité

Cécile Mazin - 21.11.2017

Edition - Société - Bernard Werber ebook - livre numérique lecture - science fiction futur


« Les gens qui lisent sont plus intelligents que les gens qui ne lisent pas », assure Bernard Werber, dans un entretien à l’occasion du Forum international culturel de Saint-Pétersbourg. Et d’ajouter que la lecture participe à l’éveil des jeunes générations. A contrario, cinéma, télévision et internet ne font qu’engendrer une pensée unique. En avant la musique...

 

Bernard Werber
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

 

« Le livre est pour moi l’outil d’éducation des jeunes numéro 1, tout le reste est beaucoup moins puissant », assure le romancier. En tant que tout et n’importe quoi, internet propose « du bon et du mauvais », mais, dans tous les cas, ne garantit qu’un temps de lecture très court. Même les tablettes n’ont rien « d’amical », pour la lecture, contrairement aux objets livres imprimés.

 

« Le livre est un objet agréable. Donc je crois à l’objet livre et l’objet papier », continue-t-il. Voilà dix ans, sa première tablette en main, Bernard Werber assure avoir compris que ce ne serait pas là le futur du livre. Elle permet d’avoir un grand nombre d’ouvrages, dans un petit appareil, sans « avoir un éveil aussi puissant que la belle bibliothèque dans laquelle on feuillette les livres ».

 

Et le livre changé en numérique, ne serait voué qu’à mourir, « comme le numérique est en train de tuer la musique ou en partie le cinéma ». Et dans un siècle, l’écrivain voit encore des bibliothèques avec des livres, que les gens seront heureux d’avoir chez eux. 

 

L’adieu à la littérature générale, par David Meulemans

 

Le discours sera discutable, mais la suite est nettement plus intéressante : le développement effectué autour des littératures de l’imaginaire, science-fiction ou fantastique sont toujours associés à l’adolescence. Or, « il n’y a que dans la littérature d’imaginaire que l’on pourra trouver les idées qui permettront de bâtir un futur meilleur ». 

 

Et de citer Philip K. Dick ou Frank Herbert, dont les œuvres sont loin d’être réservées aux enfants : la science-fiction comme littérature révolutionnaire, à proprement parler, parce qu’elle véhicule des notions qui feront mieux appréhender le monde.