Bertelsmann, bientôt propriétaire de Penguin Random House ?

Clément Solym - 16.02.2015

Edition - Economie - Bertelsmann Pearson - développer pays - Chine Inde Brésil


Le développement du géant allemand, le groupe Bertelsmann, qui possède une partie du monstrueux groupe éditorial Penguin Random House, a décidé de se ruer sur les médias numériques et l'éducation. À l'étranger. Un programme d'investissement est prévu à moyen terme, pour générer 1,13 milliard $. Juste de quoi s'agrandir...

 

 

 

À l'heure actuelle, le Brésil, la Chine et l'Inde comptent 7500 employés du groupe Bertelsmann. Soixante dirigeants se sont récemment réunis à New Delhi pour discuter de la prochaine étape de croissance du groupe, et à commencer par des recrutements à venir.   

 

« Le Brésil, la Chine et l'Inde sont parmi les plus grandes économies du monde. Dans ces pays, les tendances démographiques, la classe moyenne grandissante et le pouvoir d'achat qui va croissant provoquent une hausse rapide de la demande pour les médias numériques, les services et l'éducation », assure Thomas Rabe, directeur exécutif. 

 

En conséquence, Bertelsmann souhaite investir massivement dans les trois pays, ces prochaines années, et accroître les investissements dans ces pays. « Notre objectif à moyen terme est de générer des revenus de près d'un milliard d'euros dans ces régions. »

 

Avec 53 % de parts de marché dans Penguin Random House, contre 47 % détenus par Pearson, Bertelsmann souhaite avant tout progresser. Ce consortium, estimé à 2,3 milliards € pourrait d'ailleurs aboutir... à un divorce. À partir d'octobre 2015, Pearson serait disposé à vendre ses parts, et Bertelsmann serait en première ligne pour un trésor de guerre gigantesque. 

 

Plusieurs analystes voient cette hypothèse comme la plus probable de toutes et plutôt logique dans les perspectives de développement que le groupe allemand fait valoir. Pearson serait plutôt enclin à réorienter ses services d'éducation, alors que le secteur de l'impression est plus complexe, dans cette phase de transition numérique. 

 

En vertu de l'accord passé entre les deux groupes, en 2012, les propriétaires respectifs ne peuvent vendre leurs actifs qu'après trois années, et le partenaire doit avoir manifesté un refus de rachat direct. Bien entendu, aucun des deux concernés n'a fait de commentaires.