Bertelsmann et Direct Group : vendre ou redresser

Clément Solym - 19.03.2008

Edition - Economie - Direct - group - vente


C'est une information, ou plutôt un constat réalisé par Bertelsmann, qui date de décembre dernier. mais que l'actualité confirme aujourd'hui. Le club de vente de livres et CD par correspondance, Direct Group, est à la croisée des chemins : soit on rétablit les profits, soit la section est vendue, et ce, avant mi-2009.

Et tout le monde y va de son petit commentaire. Hartmut Ostrowski, président de Bertelsmann, a déclaré que « toutes les options stratégiques étaient examinées, y compris celle d'un éventuel rachat ». De son côté, Matthias Wulf, porte-parole de Direct Group explique que tout sera fait pour voir comment « rendre la forme à l'entreprise : cela implique peut-être une totale refonte du système ».

La section nord-américaine en cause

C'est la partie North Amercia qui sera dans tous les cas touchée la première, elle qui gère les ventes dans toute cette section du monde. Allongeant 1 milliard de CA, elle a effectivement lesté les comptes de Bertelsmann en perdant 414 millions d'euros l'an passé. D'un côté, on souligne donc des pertes de Sony BMG au profit du téléchargement, et un RandomHouse qui souffre de l'absence de Dan Brown, qui avait Da Vinci Codé les ventes les précédentes années, et dont le nouveau livre... bien...

Comme nous vous l'expliquions, la section allemande a fait la réputation du groupe et n'est pas en danger. Mais pour rester dans les chiffres, on précisera simplement que le chiffre d'affaires global a perdu 2,8 %, soit 18,8 milliards d'euros, pour un bénéfice plombé littéralement, de 405 millions. Soit une division par six... « Nous sommes surtout victimes des faibles performances de la division américaine des opérations, justifie Bertelsmann. Mais certains clubs ont également enregistré des profits moindres sur 2007. »

Qu'on se rassure toutefois, RTL va bien. Pour le moment.