Bertelsmann : une excellente santé financière et des contrariétés européennes

Clément Solym - 27.03.2018

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Le groupe Bertelsmann ne s’est jamais aussi bien porté, avec un bénéfice de 1,2 milliard € réalisé sur 2017. Une hausse de 5,4 % en regard de l’année passée, alors même que 2016 affichait déjà une croissance du chiffre d'affaires de 1,14 milliard €. Le chiffre d’affaires est porté à 17,2 milliards €. Donc, ça va. Et plutôt très bien.


Verlagsgruppe Random House Bertelsmann - Frankfurt Buchmesse 2015
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

 

Intervenant dans les secteurs de l’édition, de la presse, de la télévision, des droits musicaux et de l'éducation, Bertelsmann indique par ailleurs que le numérique représente 46 % de son résultat. En outre, 20 % du CA global est réalisé à l’extérieur de l’Europe, un montant que l’entreprise voudrait porter à 30 %.

 

Thomas Rabe, l’actuel directeur général, explique en effet qu’il cible les marchés internationaux comme la Chine ou les États-Unis. Il assure également que sa société cherche à renforcer les différents secteurs d’activité – le rachat des parts de Pearson dans Penguin Random House en fait partie. 

 

Le bénéfice brut d’exploitation, ou EBLIDA, est également dans un vert fixe : + 2,72 % à 2,64 milliards €, contre 2,57 milliards € en 2016. 

 

Pour 2018, les prévisions sont plus ensoleillées que la météo d’aujourd’hui : un bénéfice qui se maintiendra toujours au-dessus du milliard d’euros, et dans le même temps, une augmentation de la croissance organique. D’ici à 2020, l’entreprise s’attend à réaliser 20 milliards € de CA. 
 

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En revanche, le grand patron s’est insurgé contre la volonté de la Commission européenne d’introduire une taxe numérique – on évoque en effet un prélèvement de 3 % sur les recettes publicitaires. Certes, les GAFA ont profité largement d’un avantage fiscal partout dénoncé : Rabe est favorable à un équilibre fiscal de la concurrence, mais pas à se retrouver pénalisé avec une double ponction.

 

« Nous payons déjà des impôts directs et obéissons aux taux d’imposition classiques des pays où nous opérons. Nous serions pénalisés par des structures fiscales que les GAFA ont mises en place », si la taxe était adoptée. « Ce serait totalement inapproprié. »


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