Bertelsmann vend toutes ses librairies à Berlusconi

Clément Solym - 10.02.2010

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Bertelsmann va vendre, c'est fini, l'Italie, il n'en veut plus. Il n'en veut à moitié plus : ainsi, le groupe a annoncé mardi qu'il renonçait à ses intérêts dans les librairies du pays, avec la vente de 50 % de ses participations dans le club du livre Mondolibri ainsi que pour la librairie en ligne bol.it.

Et c'est ni plus ni moins à Mondadori, l'autre tenant des affaires que les parts ont été cédées pour 6,75 millions €. Le groupe d'édition italien se retrouve donc maître à bord pour 100 % ce qui est de la vente de livres dans ces établissements, de brique et de mortier ou pas. Un contrôle exclusif qui n'ira probablement pas sans poser quelques problèmes.

En outre, rappelons qu'après le décès de Mario Formenton, en 1987, qui dirigeait le groupe Mondadori, un certain Silvio Berlusconi, est parvenu, par le biais de sa holding Finivest, à s'approprier 50,24 % du groupe Mondadori. C'est d'ailleurs sa fille Marina qui préside la destinée de ce groupe d'édition.

Depuis des mois, l'actualité de Bertelsmann se partage entre les ventes et les abandons d'activités diverses et vairées. Seule l'ouverture de Place du livre, au Québec fin août 2009 avait mis fin à plusieurs mois d'annonces pour le moins inquiétantes.