Besançon : Une nouvelle librairie s'installe dans l'ancien cinéma Plazza

Julien Helmlinger - 11.10.2013

Edition - Librairies - Besançon - Librairie - L'intranquille


Tandis que la communauté des lecteurs comtois pouvait regretter la désertion du centre-ville bisontin par les enseignes dédiées au livre, une nouvelle librairie concrétise son projet d'installation sous la coupole de l'ancien cinéma Plazza. L'intranquille, libraire de Pontarlier, devrait ouvrir ses portes d'ici le mois de juin 2014, et comme le présente son patron Michel Méchiet, l'idée est de « créer un choc culturel et architectural ».

 

 

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Après les dernières fermetures de librairies du centre-ville de Besançon, le projet qui court déjà depuis un an et demi doit être très attendu dans la capitale comtoise. Si la ville a racheté les locaux de l'ancien cinéma pour éviter l'implantation d'une enseigne nationale après sa fermeture, le libraire Michel Mechiet a quant à lui trouvé les mots pour la convaincre de permettre l'acquisition du site.

 

Il y a 18 ans déjà, le patron de L'intranquille avait tenté de racheter la librairie Camponovo, dont la liquidation judiciaire était prononcée le 6 novembre 2012 et dont la fermeture a finalement été décidée cette année.

 

Le bâtiment destiné à héberger cette nouvelle enseigne dédiée aux amoureux de la lecture est classé monument historique. Il sera transformé en une boutique de cinq étages, pour une surface supérieure à 1000 m², et les travaux devraient débuter dès cet hiver pour permettre l'ouverture au printemps prochain. Le projet se monte à trois millions d'euros, dont 500.000 qui seraient alloués à la rénovation ainsi qu'à la préservation du bâtiment classé monument historique

 

On ignore encore combien de salariés composeront l'équipe de la nouvelle librairie, mais elle devrait se poser comme enseigne indépendante, généraliste et universitaire, et proposer notamment un étage réservé aux livres jeunesse, à la BD, ou encore à la papeterie ainsi qu'aux beaux-arts.

 

S'exprimant dernièrement face aux micros de France Bleu, Michel Méchiet a confié que l'idée était non seulement de proposer une librairie indépendante digne de ce nom en termes de catalogue, mais également offrir un lieu de vente esthétique. Pour provoquer son « choc culturel et architectural », le patron prévoit de doter ses étagères de près de 80.000 livres, tandis que l'architecture optera pour des étages ouverts afin de garantir une atmosphère homogène sous la coupole.

 

Il a en outre précisé : « On est pas inquiets ni d'un optimisme béat, on sait que les habitudes vont changer et qu'il y a le numérique qui arrive, mais je tiens à ce que l'on garde notre coeur de métier avec des libraires qui renseigneront et sans jamais oublier qu'on est là pour accueillir des clients. Il est tellement facile de faire deux clics sur son ordinateur pour recevoir son livre, et je crois qu'il faudra ouvrir cette librairie avec beaucoup d'humilité, avec bonheur et puis surtout d'une façon très professionnelle. »