Bianciotti 'totalement incorporé à notre culture' (Fabius-Filippetti)

Clément Solym - 13.06.2012

Edition - Société - Aurélie Filippetti - Laurent Fabius - Hector Biancotti


La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti et le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, viennent de faire communiqué commun pour rendre hommage à Hector Biancotti, le journaliste et écrivain, d'origine italo-argentine, décédé ce mardi soir


Hector Bianciotti est né en Argentine le 18 mars 1930. Sans la miséricorde du Christ a été couronné par le prix Femina en 1985. Hector Bianciotti a obtenu en 1993 le prix littéraire Pierre de Monaco pour l'ensemble de son œuvre et siège à l'Académie française depuis 1996.

 

 

Seules les larmes seront comptées

« Avec Hector Bianciotti, nous perdons un grand écrivain de langue française venu d'ailleurs. Né en Argentine de parents italiens, Hector Bianciotti a d'abord parlé puis écrit en espagnol. Son appropriation de notre langue fut le fait d'une longue et amoureuse immersion.

 

Cela jusqu'au jour où, après une quinzaine d'années de journalisme littéraire à Paris, plusieurs romans écrits en espagnol, des centaines d'articles, il se rendit compte qu'il s'était mis à rêver en Français. Dès lors - c'était dans les années quatre-vingts - il décida d'écrire comme il rêvait, uniquement dans notre langue, pour nous faire mieux rêver encore.

 

Edité chez Gallimard puis chez Grasset, lauréat des plus prestigieux de nos prix littéraires, critique au journal Le Monde, Hector Bianciotti s'était totalement incorporé, si l'on peut dire, à notre culture. La nationalité française qu'il avait demandée et obtenue en 1981, il l'avait acquise d'abord de tout son être, en vivant des mots de notre langue. Il en connaissait et il en admirait toutes les richesses. A son tour, il aura enrichi ce trésor qui est notre bien commun. »

 

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