Bibliothèque Colette Vivier : un vigile en journée, mais les injures ont repris

Nicolas Gary - 25.09.2020

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La bibliothèque Colette Vivier a fait valoir un droit de réserve ce 22 septembre, après une montée en puissance des agressions verbales, devenues menaces physiques. Pourtant, ces 24 et 25 septembre, les tags comminatoires ont repris, rendant la situation des plus déstabilisantes.


 

« Nous avons des rapports corrects, voire amicaux avec notre public, aussi est-ce déroutant de découvrir ces messages, dont on ignore d’où ils viennent », indique-t-on à ActuaLitté. Au sein de l’établissement, on redoute avant tout d’avoir avoir à une personne atteinte de troubles psychiatriques, « l’hypothèse la plus probable ».

Depuis plusieurs mois, des messages agressifs, voire haineux, sont parvenus aux personnels. D’abord des petits papiers, puis des messages dans la boite à lettres, et enfin sur le répondeur de l’établissement. Mais quand les attaques ont basculé sur le panneau d’affichage et les murs, avec des insultes caractérisées, le personnel a compris que l’on avait monté d’un cran.

L’inconnu à l’origine de ces mots a par ailleurs accéléré ses interventions, à des intervalles de plus en plus courts. « Durant très longtemps, ce ne furent que des injures, mais désormais nous avons affaire à des menaces physiques », précise-t-on. 

La Direction des Affaires Culturelles a octroyé un vigile pour garantir la sécurité des agents durant la journée. Mais de toute évidence, les interventions se font de nuit, ce qui rend compliquée la surveillance de la bibliothèque. La police nationale et municipale assurent d’ailleurs de leur bonne volonté, mais manquent de moyens pour intervenir sur un individu frappant au hasard, la nuit. « D’autant », nous explique-t-on, « que les effectifs manquent pour traiter des affaires plus brutales — et on le croit volontiers. » 
 

La police impuissante, pour l'heure


Selon la CGT, le maire du XVIIe arrondissement, Goeffroy Boulard, a interpellé la mairie de Paris et souligné que « le problème n’est toujours pas résolu. La DPSP (qui doit protéger le personnel de la Ville) et le commissariat de police peuvent-ils rapidement mettre en place un dispositif coordonné, discret et efficace pour confondre cet individu » ?

Colette Vivier ne serait toutefois pas le seul établissement concerné : Edmond Rostand et la Bibliothèque-Discothèque des Batignolles, toutes deux dans le XVIIe, ont également été prises pour cible. Sauf que les inscriptions sont apparues sans récidive. « Et chez nous, il semble évident que les femmes sont particulièrement ciblées. »

De fait, la directrice avait été traitée de ”sale pute”, et d’autres messages du même acabit suivaient.

Le directeur de la police municipale de Paris et ancien commissaire Michel Felgay a assuré au maire d’arrondissement que les patrouilles circulent tous les jours. 

« Mes effectifs de nuit ont eu également la consigne de passer. Une plainte a été déposée au commissariat. C’est sans doute un usager de la bibliothèque qui agit après 18h, heure de fermeture et avant l’ouverture le lendemain. L’homme a appelé la bibliothèque le 23 juillet et a proféré des insultes ; j’espère que l’identification permettra d’aboutir. J’ai saisi le directeur territorial de la Préfecture de Police qui m’a dit qu’il suivait l’affaire », indique-t-il.

On attend désormais une réaction de la Mairie de Paris, que ce soit Anne Hidalgo ou Carine Rolland, l’adjointe à la Culture. 


Commentaires
Vu le niveau d'orthographe et de grammaire des insultes, on peut penser qu'il s'agit d'une personne assez fraîchement sortie du cycle scolaire tongue laugh
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