Bibliothèques : ces étagères autonomes enregistrent prêts et retours

Antoine Oury - 11.07.2017

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La société néerlandaise Nedap, spécialiste des équipements RFID pour les bibliothèques et autres antivols pour les magasins, a installé dans 5 bibliothèques de la ville de Trois-Rivières, au Québec des « étagères intelligentes », capables d'enregistrer de manière autonome les prêts et les retours des usagers, à l'aide de la technologie RFID sans fil.


L'étagère intelligente de NEDAP
 


Les bornes RFID sont de plus en plus présentes au sein des établissements de prêt : elles permettent, grâce à un système d'identification des livres sans fil et sans code-barres, de laisser les usagers effectuer eux-mêmes les démarches d'emprunt et de retour. Il suffit de scanner sa carte, puis de déposer un à un les livres sur une platine blindée, des ondes radio feront le reste en activant des puces passives intégrées aux ouvrages.

 

Ce système d'étagères intelligentes repose a priori sur le même concept : l'usager scanne sa carte de bibliothèque, puis prend ou range les livres, selon qu'il souhaite les emprunter ou les rendre. « La conception vise à rendre le processus le plus simple possible pour les bibliothèques. Les livres sont immédiatement disponibles pour le visiteur suivant dès leur retour », indique Erik Veurman, concepteur industriel de Nedap.

 

Évidemment, équiper toute une bibliothèque avec de telles étagères risque de s'avérer difficile sur un plan financier, mais un meuble peut tout à fait suffire pour accueillir les retours des usagers. Nedap précise qu'il est possible d'intégrer ce système d'étagères intelligentes à du mobilier Nedap, mais aussi à du mobilier existant de la bibliothèque.

 

Ce mobilier intelligent soulève malgré tout quelques questions : si les ondes radio émises par une platine blindée sur une simple borne RFID sont réduites, difficile d'estimer ce que peuvent produire ces étagères intelligentes. Par ailleurs, l'enregistrement des prêts et retours est parfois plus difficile que ce qu'annoncent les constructeurs, puisqu'il est impossible de scanner plusieurs livres à la fois, et que les ondes ne sont pas à l'abri des interférences.





Sur le plan plus strict du métier lui-même, les bornes RFID sont souvent présentées comme un moyen de supprimer la gestion des emprunts et des retours pour les bibliothécaires, leur donnant plus de temps pour d'autres tâches au sein de l'établissement. Mais certains professionnels déplorent justement ce contact perdu avec l'usager, qui était aussi le bon moment pour échanger avec eux sur les livres appréciés, ou sur les événements en rapport au sein de la bibliothèque.

Nous avons contacté Nedap et apporterons plus d'informations sur cette solution.