Bibliothèques de Brent : la bataille est perdue

Clément Solym - 07.02.2012

Edition - Bibliothèques - Bibliothèques - Militants - Kent


Alors que la Grande-Bretagne célébrait samedi le Jour national des Bibliothèques, un quartier de Londres, Brent, n'était pas d'humeur joyeuse.

 

Depuis une année environ, des militants font campagne pour sauver six bibliothèques de la ville, menacées de fermeture par le conseil de Brent, à cause de restrictions budgétaires.

 

La Cour suprême vient de rejeter l'appel des militants, après que la haute cour a décidé de rejeter leur plainte contre le conseil de Brent en octobre 2011 et le premier appel qui avait suivi en décembre.

 

« Nous pouvons laisser le passé de côté et concentrer pleinement notre attention sur l'amélioration et le développement des services des bibliothèques pour les habitants du quartier de Brent », a expliqué au Guardian Ann John, à la tête du conseil de Brent

 

Le conseil du quartier a décidé de remplacer les six bibliothèques par une seule, un investissement de 3 millions de £, qui se situera près du stade Wembley. 

 

 

Mais les militants n'ont pas l'intention d'en rester là.

 

« On va continuer à se battre pour sûr. La question de savoir si Brent remplit ses obligations à fournir des services bibliothécaires complets et efficaces ne concerne pas vraiment la cour. C'est une question pour Jeremy Hunt, le secrétaire d'État, qui a passé les neuf derniers mois à ne pas pouvoir répondre à nos réclamations », commente Philip Bromberg, un habitant du quartier. « Nous allons à présent le pousser à prendre une décision sur ces réclamations », ajoute-t-il.

 

Une alternative adoptée par de nombreux militants est d'assurer la gestion des bibliothèques sur le bénévolat.

 

Des militants demandent ainsi au conseil de Brent de maintenir ouverte la bibliothèque de Kensal Rise, qui fut ouverte par Mark Twain il y a 100 ans, en la gérant sur ce principe.

 

« Avec des budgets restreints, nous avons conscience qu'il faut être créatif et constructif pour trouver des moyens de maintenir les bibliothèques », explique Margaret Bailey directrice des Amis de la bibliothèque Kensal Rise.

 

Une solution pourtant jugée instable par Desmond Clarke, ancien directeur de Faber & Faber, qui souligne que faire tourner les bibliothèques sur du bénévolat ne leur donne aucune viabilité sur le long terme (notre actualitté).