Bibliothèques : quand la publicité ornait les jaquettes

Clément Solym - 16.11.2012

Edition - Bibliothèques - Bibliothèques - Publicité - Histoire


Retour en arrière sur les étagères des bibliothèques des 19e et 20e siècles, bien avant l'apparition de la pollution publicitaire électronique sous sa forme la plus moderne, via l'usage des spams et autres inventions telles que le Kindle bon marché avec réclame incluse. Les livres déjà en ce temps-là, et plus particulièrement leurs jaquettes, ou encore les journaux, pouvaient parfois faire office de supports rêvés pour les annonceurs désireux d'attirer le chaland.

 

 

 

 

Ainsi, dès le milieu du 19e siècle, le lectorat assidu des feuilletons de Dickens n'aurait pas échappé aux messages publicitaires glissés jusque dans leurs ouvrages favoris. Avec de la réclame pour Freeman's Spermazine Wax Lights, ou encore Dr. Lucock's Pulmonic Wafers.

 

Mais c'est surtout avec l'arrivée des marques de cigarettes, dont les annonces furent bannies des écrans de télévision et radios dans les années 1960, que l'univers du livre allait se trouver pris d'assaut par les annonceurs.

 

La société Lorillard Tobacco, en 1975, a ainsi introduit sa communication dans 540 millions de livres en format de poche, principalement des ouvrages populaires et notamment dans 74.000 exemplaires du roman The Bluest Eye de Toni Morrison.

 

Les bibliothèques ont, quant à elles, également su tirer parti des annonces publicitaires. Tandis que la couverture des ouvrages ne servait à l'origine qu'à la protection de leurs contenus, elle se transforma parfois en un moyen de gagner de l'argent. Les photos ci-dessus présentent notamment des pubs utilisées autrefois par la Book Inn Lending Library de Seattle dans les années 1930.

 

La publicité a finalement délaissé l'univers du livre imprimé dans les années 1980, probablement en partie au moins en raison de nouveaux contrats d'auteurs restreignant la pratique.