Québec : l'adieu prochain à la librairie Colisée du livre 

Julie Torterolo - 27.07.2015

Edition - International - Colisée du Livres - Fermeture - Librairie québécoise


Depuis plus de 30 ans, le Colisée du Livre est une véritable entité à Québec. Avec ses trois magasins dans tout le Canada, l'enseigne vend livres neufs et d’occasion à prix réduit. Malgré une notoriété certaine, la librairie a subi depuis quelques années une grosse baisse de clientèle. Raison pour laquelle, son propriétaire, Sylvain Rocque, a été contraint d’annoncer la fermeture de la boutique située dans la ville de Québec, en juin dernier. À l’heure d’aujourd’hui, aucun repreneur ne s'est avancé. 

 

 

 

Sylvain Rocque l’avoue à la presse canadienne : il en avait assez de faire l’aller-retour Montréal-Québec pour tenir sa boutique, depuis 1995 tout de même. Une fatigue couplée avec la chute de 20 % de son chiffre d’affaires, le propriétaire a pris la décision de fermer les portes de la librairie, avec le bon espoir de trouver un repreneur. « La rue Saint-Jean est moins intéressante qu’il y a 10, 15 ans. Il y a beaucoup moins de clientèle », explique-t-il Le Soleil.

 

Une ambition très vite atténuée. Malgré les cinq personnes « qui semblaient sérieuses à reprendre, le flambeau », insiste le propriétaire, aucune proposition n’a eu de suite. Sûrement dû au loyer et les taxes afférentes au bâtiment situé dans la rue Saint-Jean, une des plus anciennes et populaires du Québec, analyse Sylvain Roque. 

 

Cependant, une petite lueur est venue se glisser dans cette nouvelle bien sombre. Le propriétaire se réjouit, avec surprise tout de même, de l’afflux de clientèle qu’a provoqué l’annonce de la fermeture. Selon nos confrères, Sylvain Rocque a dû apporter plus de 3600 livres par semaine, des deux autres succursales situées à Longueuil et Montréal qui quant à elles resteront ouvertes.

 

Un regain de notoriété qu’il compte bien exploiter jusqu’à septembre prochain, date de fermeture définitive du Colisée du livre. Tous les livres sont d’ailleurs vendus, à moitié prix jusqu’à la fermeture affirme M. Rocque au journal québécois.