Big data : donnée indispensable de l'économie culturelle

Antoine Oury - 13.11.2013

Edition - Economie - big data - acteurs économiques - fiscalité


Cette année, le Forum d'Avignon s'intéresse aux pouvoirs de la culture, et, indéniablement, la collecte et l'exploitation des données personnelles et autres data est devenu une activité indispensable à un commerce culturel couronné de succès. Une étude du cabinet EY étudie la façon dont ces données sont collectées, et pourquoi les « worthy data », autrement dit les données culturelles, valent de l'or.

 


Cartoon: Big Data

Space & Light, CC BY 2.0

 

 

Volume (des données collectées), variété (des appareils connectés), vélocité (des informations) : les 3V des big data, auxquels le cabinet EY ajoute la valeur des informations pour les industries culturelles. Recommandations et autres propositions d'achat reposent toutes sur les données collectées auprès des utilisateurs : si les réseaux sociaux font partie des premiers lieux de prescription, c'est bien parce que ces sites récupèrent le plus d'informations personnelles sur les utilisateurs.

 

L'enjeu économique est donc important, aussi bien pour les producteurs de big data que pour ceux qui les utilisent. À ce titre, les États-Unis disposent d'une bonne longueur d'avance, comme l'ont montré, dans une perspective négative, les écoutes de masse du NSA

 

 

 

 

 

D'après le cabinet EY, l'avenir des big data doit s'écrire de manière plus transparente que ce qu'en a présenté jusqu'à présent l'actualité. À cette seule condition, les recommandations fournies par les sites pourront être concrétisées dans une relation de confiance, et donc, dans un partage plus important des données publiques ou personnelles.

 

Par ailleurs, l'étude revient sur l'avenir législatif du big data en Europe et aux États-Unis : la responsabilisation des collecteurs et utilisateurs de données personnelles devront rendre compte des failles de sécurité, et fournir des informations précises sur ces dernières.