#KendjiGate : enfin la vérité éclate

Nicolas Gary - 16.06.2015

Edition - Société - Cyril Hanouna - Kendji Girac - biographie officielle


L’honnêteté intellectuelle et le courage de Kendji Girac mériteraient d’être plus salués encore que ne le fait la presse people. Depuis que Cyril Hanouna a déchiré un petit morceau de la biographie La légende de Kendji sur D8, l’éditeur du livre ne décolérait pas. Mais tout arrive.

 

 

 

Yves Derai, l’éditeur, avait réagi sans aucune mesure, en s’en prenant à l’animateur petitécranesque : « Arthur, en son temps, disait qu’il était l’animateur le plus con de la bande FM et c’était du second degré. Cyril Hanouna, lui, je commence à me dire que c’est du premier degré ! » 

 

Tout cela pour avoir déchiré huit pages à l’antenne, du livre paru aux éditions du Moment. L’éditeur défonçait même le point Godwin, avec un certain brio :

 

On ne peut pas dire que c’est juste un livre. Un livre est un objet culturel qui est très respecté en France. Quand on a détruit des livres, c’était au moment de l’inquisition, au moment de la Seconde Guerre mondiale, où les nazis brûlaient des livres. Détruire un livre n’est jamais un geste anodin. 

 

La réaction, quelque temps plus tard, d’Hanouna, était en finessse : « Le gars, on lui fait une pub de fou pour son livre. [...] Ça va, j’ai pas déchiré L’étranger de Camus, ça va. Kendji je l’aime beaucoup, j’aime beaucoup l’auteur, mais faut arrêter. » Et pour le coup, la réaction disproportionnée de l’éditeur favorisait le buzz médiatique – une promotion à peu de frais, sur des airs de scandale 

 

Mais Kendji, guitare à la main, est arrivé sur son cheval blanc, et a dénoncé – si, si... – une biographie non officielle :

 

 

Réaction immédiate d’Hanouna, enfin soutenu par son poulain musical : 

 

 

Thierry Cadet, auteur de l’ouvrage violenté, relativise tout de même, estime cependant que son éditeur en a fait un peu trop. L’attitude d’Hanouna est « à prendre au second degré, et je l’ai prise ainsi. [...] Ça m’a beaucoup fait rire, et je ne l’ai absolument pas pris pour moi ». 

 

Il tente aussi de ramener son éditeur à la raison, considérant ce qu’il peut y avoir de choquant à déchirer un livre à la télévision. « Sans vouloir rappeler les autodafés de 1933, en déchirant un livre, quel qu’il soit, c’est à tout une symbolique qu’on s’attaque, à la culture, à l’éducation... même s’il ne faut pas oublier que cette mise en scène n’est que de la télé. »  (via MusiqueMag)

 

C’est ça... que de la télé. Rien que de la télé. Et une jolie promotion.