BNF : des relations conflictuelles entre le personnel et la direction

Clément Solym - 16.10.2012

Edition - Bibliothèques - suicide - bnf - personnel


La tentative de suicide le 17 septembre 2012 d'un agent de la BNF, monté sur le toit du site Richelieu, n'en finit pas de faire des remous au sein de l'établissement public de lecture. Des tensions, constatées en interne, restent aujourd'hui très vives entre le personnel et la direction.

 

 

 

Malgré les premiers échanges avec la direction, à la suite de cet incident qui, fort heureusement, s'est bien terminé, la FSU dénonce un climat persistant de mal-être au sein de la BNF, accusant notamment le président Bruno Racine d'en être en partie responsable.

 

La FSU vient de diffuser un communiqué pour expliquer le geste de cette personne. 

Ce n'est pas sous le coup d'une colère soudaine qu'Olivier V., secrétaire du CHSCT de l'établissement public, est monté sur le toit, mais à l'issue d'une longue suite d'humiliations, de dénigrements, d'exclusions et de mises en cause aussi systématiques qu'arbitraires : en deux années, qui pour lui ont été un enfer, il a été dépossédé de son travail et progressivement relégué dans ce que l'on nomme communément « un placard ». Il avait tenu, avant son geste, à résumer cela dans un tract nommé « J'accuse » publié sur le forum intranet de la BnF.

 

Le syndicat explique également qu'une réunion exceptionnelle s'est tenue, avec la constitution d'une commission d'enquête interne, décidée par la direction générale. Or, « force est de constater que, malgré les engagements de l'administration quant à la constitution d'une instance indépendante, la composition de la délégation proposée par la direction ne répond pas aux conditions d'objectivité minimales que nous sommes en droit d'attendre au regard de la gravité des faits survenus », déplore le syndicat. 

 

Le président Racine a été saisi, mais le syndicat demande qu'aucun « règlement par l'oubli », aucune « amnésie administrative » ne soient tolérés.