BookScan : l'outil qui manque à l'édition en France

Clément Solym - 31.01.2012

Edition - Economie - Antoine Gallimard - BookScan - SNE


On est toujours mieux armé avec une vision globale mais très précise du marché. Le livre ne déroge pas à la règle. Antoine Gallimard a exprimé le souhait d'accéder à un outil permettant d'obtenir des chiffres précis sur les tendances des lecteurs, un outil aussi performant que BookScan.

 

Dans une interview accordée au magazine Livres Hebdo, Antoine Gallimard, président du Syndicat National de l'Édition (SNE), a exprimé son intérêt pour la création d'un Nielsen BookScan à la française, pour définir avec plus de précisions que ne le permettent Ipsos et GfK, les chiffres des ventes de livres en France. Un vrai besoin.

 

Une bonne enquête menée avec précision est une garantie importante pour les éditeurs. Si les enquêtes donnent de « précieux indicateurs sur les tendances », il existe toujours un fossé entre ces chiffres et le SNE.

 

 Antoine Gallimard

 

Quels problèmes rencontre-t-on avec les enquêtes telles que nous les connaissons aujourd'hui ? Elles ne prennent en compte que 2.500 à 3.000 points de vente sur les 15.000 au total et si les ventes en ligne sont comptabilisées, ce n'est pas le cas de la vente par correspondance.

 

Mais voilà, un outil comme BookScan, cela coûte cher. Antoine Gallimard a ajouté que le ministère de la Culture, qui se penche actuellement sur les solutions à apporter aux librairies, prennent les choses en main.

 

La dernière étude du cabinet GfK révèle qu'un français sur cinq est intéressé par le livre numérique, 82% des personnes interrogées ont acheté des livres papier, 19% ont acheté des ebooks. La dépense moyenne en livres par an pour les Français s'élève à 94,60 € (voir notre actualitté).