Borders commande trop et ruine un éditeur avec les retours d'invendus

Clément Solym - 12.01.2009

Edition - Justice - Borders - commande - retours


Ron Marshall, le nouveau directeur de Borders avait décidé de s'occuper avant tout de ses nouvelles fonctions, alors qu'il vient tout juste d'être nommé.

Mais non, les éditeurs indépendants en ont décidé autrement, et pour fêter l'année nouvelle, voilà qu'ils attaquent la chaîne Borders avec une poursuite réclamant 1 million $ en dommages-intérêts. C'est la maison Jasmine-Jade Enterprise, filiale de Ellora's Cave and Cerridwen Press, qui accuse Borders d'avoir délibérément commandé trop de livres.

Dernièrement, cette même société avait fait un procès à Baker & Taylor, société de distribution, pour entente avec Borders : selon l'éditeur, distributeur et revendeur auraient comploté pour profiter du retour des invendus afin de faire un peu d'argent sur le dos de la maison.

La directrice de Jasmine-Jade, Patricia Marks explique que Borders a commandé plus de livres qu'il n'avait prévu d'en vendre, entraînant des coûts de retour d'invendus terribles qui ont mis les finances de la maison dans une mauvaise posture. Des coûts qui pour un éditeur indépendant sont difficiles à absorber, explique-t-elle, particulièrement dans une période de fort ralentissement des ventes.

Les tribunaux devront statuer sur la situation, si les avocats ne parviennent pas à un règlement à l'amiable. Selon Jasmine-Jade, les coûts liés au retour des livres invendus par Borders seraient directement responsables de leur mauvaise santé financière.

On se souviendra que Borders a signé avec HarperStudio un accord mettant un terme au retour des invendus à la charge de l'éditeur, à condition que le libraire gère mieux son stock et ses commandes...