Borders dans l'humanitaire refile des livres invendus (invendables ?)

Clément Solym - 26.01.2010

Edition - Société - Borders - invendus - reflier


Borders oeuvre dans l'humanitaire, parce que c'est de bon ton de dire que l'on fait le bien autour de soi : ça redonne confiance au consommateur qui vous avait délaissé, autant que cela sert vos intérêts quand les ventes ont tendance à chuter. Et puis... l'humanitaire, c'est chic tout de même.


Alors que d'un autre côté, on ferme 200 boutiques, parce qu'il faut pas déconner non plus, c'est la crise, on va tous mourir, l'oeuvre est grave, mes bénéfices pour 2009 tirent la tronche.

Attention, pas de chez Borders, non, de la chaîne Waldenbooks. Qui appartient à Borders, oui, mais c'est pas pareil.

De l'humanitaire donc, et en tant que librairie, Borders va donc offrir des livres.

Un partenariat avec une belle association caritative, ça vous change une société, non ? Alors, on s'embarque avec Gifts In Kind Internationa pour aider à donner tous les livres qui n'auront pas été vendus dans les boutiques Borders et Waldenbook et qui ne peuvent pas être renvoyés aux fournisseurs.

On parle même de 50.000 exemplaires déjà récoltés et que si tout se passe bien, cette association se poursuivra dans le long terme et finalement, le don en nature, c'est plus propre, plus serein. Ça fait plus engagé et au courant des besoins. Et les livres, c'est noble, ça donne envie de s'attendrir sur un tel geste.

Sauf que bien entendu, y'a un hic. Et si vous avez été vigilants, vous l'avez remarqué quelques lignes plus haut : il s'agit bel et bien de livres non remboursables par l'éditeur, en clair, du trop-plein de stock qui leur reste sur les bras et dont ils ignorent quoi faire. Et manifestement, le don est plus avantageux financièrement que le pilon.

Les invendus... beau prétexte, non ?