Borders : « Nous nous battrons jusqu'à la fin »

Clément Solym - 10.05.2011

Edition - Economie - borders - faillite - plan


Mike Edwards, le PDG de Borders a accordé une interview exclusive à Ann Arbor.com dans laquelle il affirme que la société peut s’en sortir et redevenir viable avec l’aide des tribunaux. Mais il avoue aussi que l’avenir de Borders dépend de la bonne volonté des éditeurs, qui pour le moment refusent de faire affaire avec la chaîne de librairie en faillite. (notre actualitté)

« Nous saurons probablement d’ici fin juin si les éditeurs nous soutiendront ou pas ». Et pour les convaincre, Borders a rédigé un rapport de 80 pages de propositions de nouvelles modalités dans les contrats avec les éditeurs. Ces contrats resteraient tout de même la base d’un « scénario aux risques partagés », ce qui peut effrayer les éditeurs concernés.

Borders promet de ne pas la jouer à l'envers

Chacun pour soi ?

Sans le soutien des éditeurs, Edwards pense qu’il est peu probable que les juges valident son plan de redressement et il regrette l’absence de « sensibilisation de la communauté des éditeurs qui pourraient sauver Borders. » Par ailleurs, les cadres travaillant au siège de l’entreprise démissionnent tous les jours et de plus en plus.

Pourtant Edwards insiste sur le fait que le plan de redressement est viable : « Tous les éléments du plan sont prêts. A ce stade, il ne nous manque plus qu’un sponsor financier et de la transparence sur les termes des contrats avec les éditeurs. »

Le plan de restructuration comportera un déménagement du siège de l’entreprise et mettra par ailleurs l’accent sur les ventes de livres numériques ainsi que sur la visibilité sur Internet pour augmenter le chiffre d’affaire. Deux aspects que l’entreprise avait un peu trop négligés jusque là et qui ont joué un rôle dans la chute de la boite.

« Je sais que nous pouvons nous en sortir » conclu-t-il