Borders retarde le paiement de ses fournisseurs

Clément Solym - 03.01.2011

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La société Borders vient d'annoncer officiellement que certains de ses fournisseurs ne seraient payés qu'avec du retard, alors que la cotation en bourse de la firme avait perdu 11 cents, le 30 décembre.

L'information a jailli à peine deux semaines après que la presse dévoilait la situation financière délicate - très délicate - de la société. Cette dernière a avoué être en recherche de nouveaux financements pour éviter de violer les conditions de ses crédits, pour l'année 2011. En fait, histoire de ne pas commencer 2011 dans le rouge.

Mary Davis, porte-parole contactée par Reuters, souligne que Borders doit assumer ce retard, pour s'assurer du maintien de sa santé économique. Les fournisseurs sont d'ailleurs avertis de ce décalage de paiements. Cependant, elle n'a pas donné la liste des éditeurs concernés par ce léger contretemps.

Pour autant, rien n'assure que la tentative de bénéficier de financements nouveaux sera couronnée de succès, précise la porte-parole.

Ça coince pas mal

Pour le dernier trimestre 2010, Borders avait fait état de fortes pertes, là où la concurrence, notamment chez Barnes & Noble, a vu ses ventes quelque peu améliorées avec les livres numériques - et le couple Nook / ebooks, dans le cas de B&N.

Cela dit, pour plusieurs observateurs du marché, Borders s'approcherait du chapitre final de son existence, alors que le manque de liquidités fait peser le risque d'une faillite, qui semble de plus en plus à redouter.

Selon David Young, PDG de Hachette US, sa maison a décidé de rencontrer les dirigeants de Borders pour déterminer si la collaboration se poursuivra entre les deux sociétés. Plusieurs autres patrons de grands groupes d'édition auraient manifesté le même souhait, alors que Borders annonçait une perte nette de 74 millions $ pour le dernier trimestre d'exploitation.