Boudée des éditeurs, cette autrice de chick lit prend la tête des ventes Amazon

Victor De Sepausy - 19.09.2019

Edition - International - ventes livre internet - autopublication Amazon - livre publier


Au Royaume-Uni, le premier livre que Nicola May envoya aux maisons d’édition ne fit pas vraiment recette. En 1996, quand elle commença sa carrière d’autrice par la tenue d’un journal, servant d’entraînement, elle n’imaginait pas devenir une star de l’autopublication. C’est pourtant en écrivant sur son entraînement au marathon qu’elle a débuté… un signe !


 

« J’ai partagé quelques pages avec ma famille et mes amis, qui ont trouvé l’écriture très amusante. J’ai terminé mon semi-marathon, mais je n’ai pas achevé mon journal : à la place, j’ai décidé d’écrire un livre de comédie romantique », indique-t-elle au Daily Mail.

L’écriture n’était cependant qu’un passe-temps pour elle, qui occupait le poste de responsable événementiel au niveau européen, dans de grandes entreprises. « Je n’ai jamais perdu de vue le rêve d’écrire à plein temps, mais j’écrivais le soir, les week-ends, les jours fériés, pour que mes livres arrivent sur le marché et plaisent à un lectorat grandissant. »
 

Se retrousser les manches


Mais son livre n’intéressait personne : les éditeurs qu’elle sollicite lui retournent la même réponse de refus. Aujourd’hui âgée de 53 ans, elle se souvient de ses premiers pas : c’était en 2011, quand elle mit en vente son livre Working it Out sur Kindle Direct Publishing. « J’avais trouvé un agent, mais durant de nombreuses années, aucun éditeur n’a été trouvé. L’agent m’a abandonnée. J’ai alors décidé de le faire seule et de publier en indépendante. »

Depuis, neuf autres romans ont suivi, et elle a même été repérée par un agent qui lui a proposé son aide. 
 
« J’ai signé avec eux, puis immédiatement obtenu un contrat d’édition pour sept livres avec un éditeur traditionnel. J’ai sauté de joie, mais ce fut de courte durée. J’avais toujours pensé qu’avoir un éditeur serait un gage de succès, mais non, mon rêve ne s’était toujours pas réalisé. »

Ses livres établissement probablement une connexion forte avec les lecteurs, du fait qu’elle puise dans ses propres expériences pour bâtir ses fictions. « The Women of Wimbledon Common fut un livre très cathartique à écrire », explique-t-elle, « car Gracie, l’héroïne, perd des jumeaux et doit subir une hystérectomie. La même chose m’est douloureusement arrivée. »

Elle a donc poursuivi sur Amazon, et au printemps 2018 sortait son dernier ouvrage The Corner Shop in Cockleberry Bay. L’approche fut méthodique : une tournée de 50 blogueuses contactées, une campagne de promotion intense, et au bout de quelques semaines, les ventes décollent, explosent et l’établissent en première place de plusieurs classements — et le resta durant plus d’un mois.

« Et surtout, maintenant, je peux me considérer comme une autrice à temps plein. »


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