Bourg la Reine : 'Les livres, nécessaires à la respiration de la cité'

Clément Solym - 29.01.2010

Edition - Société - Bourg - Reine - livres


Hier à Bourg-la-Reine se tenait une réunion très particulière. En effet l'association Les Amis de la librairie de Bourg-La-Reine avait invité toutes les personnes se sentant concernées par le sort du Verger des Muses à se retrouver, pour évoquer la situation.

Sous la haute autorité du président Jacques Julliard, ce sont plus de 150 personnes (avec 80 places assises) qui ont afflué. L'occasion d'annoncer la naissance officielle de l'association, et de constater que la forte mobilisation répond vraiment à un impératif de la part des personnes de sauvegarder leur librairie.

Déplorant le refus du maire de venir, Jacques Julliard notera avec justesse que « les livres sont nécessaires à la respiration de la cité », donnant à cette solidarité citoyenne plus de force. Car la culture ne semble exister dans l'esprit de chacun, souligne-t-il, alors que « cette librairie, c'est quelque chose de nous-mêmes ».

Bernard Guetteville, l'actuel propriétaire, a remonté le temps, pour expliquer les conditions dans lesquelles il se trouve et qui le contraignent à vendre, ou à régler la situation, « sous quatre à cinq mois ». Charges en hausse, loyer qui a grimpé en flèche, entretien du bâtiment : tous les éléments que nous avions déjà évoqués.

Présent également, Vincent Monadé, président du MOTif, soulignait l'actuelle difficulté que rencontrent les propriétaires de librairies dans la cession de leur établissement. D'autre part, si les pouvoirs publics proposent aujourd'hui des aides permettant de préserver la diversité culturelle, « il faudrait que l'on se penche désormais sur les charges des entreprises. Le culturel est important, mais les frais pour les librairies sont très importants ».

La loi sur le tapage, que rappelait Jacques Julliard, en référence aux paroles de Kouchner, est désormais en route. Le silence est brisé. Pour Aymé Gourdol, il est impératif désormais de fédérer l'engagement de chacun. Des rencontres avec le Conseil régional sont prévues, « et même avec le ministère de la Culture s'il le faut. Nous ne voulons pas que le Verger des Muses disparaisse ».