Boycotter les livres néfastes, écrits par des nègres. Exemple ? Sarah Palin

Clément Solym - 27.11.2009

Edition - Société - boycotter - livres - néfastes


Un biographe vient de mettre les pieds dans le plat, juste après avoir sorti un livre sur la vie de Rupert Murdoch (The Man Who Owns the News), en appelant les lecteurs éclairés et les autres, à ne plus acheter de livres tant que les éditeurs publieront des ouvrages comme celui de Sarah Palin, écrits par des nègres.

Michael Wolff travaille aussi pour Vanity Fair, mais estime que ces ouvrages sont mauvais et pernicieux. « Ils se présentent comme une chose, mais sont clairement le contraire. » Ces ouvrages créent des humains artefact, immortalisés pour quelques semaines sur les pages, mais servent avant tout « d'outils de vente », voire à la propagande en faveur des personnes qui y sont racontées. « Quelqu'un devrait poursuivre [NdR : les éditeurs] en justice. »

L'exemple de Sarah Palin, qui a depuis réalisé plus de 500.000 ventes est particulièrement frappant actuellement. Le nègre ? Lynn Vincent. Chose qui agace plus encore Michael : « C'est une image grotesque », et un livre qui n'est pas destiné à être lu comme vous en lisez d'ordinaire. « C'est un modèle suivi par presque tous les hommes politiques avec de l'ambition ou des artistes qui n'ont rien de mieux à faire. »

On pourrait en effet les aligner outre-Atlantique, outre-Manche, mais en France aussi : par exemple, qui est naïf au point de croire qu'Ingrid Betancourt a écrit un seul de ses livres ? Évidemment, on est loin d'un Robbie Williams, d'une Katie Perry ou d'un David Beckham. Ces livres servent pourtant à renflouer les caisses des éditeurs. Et que dénonce Michael : « Ce qui est insidieux dans ces formes prises, sous couvert de sincérité et de confidences, c'est qu'elles sont déguisées en livre. »

Sa solution ? Elle est simplement donnée dans les colonnes de Newser : boycotter ces livres.