Brésil : 34 librairies de la chaîne Saraiva menacées d'expulsion

Clément Solym - 25.07.2019

Edition - Librairies - Saraiva librairies Brésil - procédure expulsion - librairie Brésil


La chaîne de librairies brésilienne Saraiva, dont la situation financière est des plus mauvaises, comptait 75 boutiques jusqu’en octobre 2018. Suite à la nécessaire réorganisation, survenue en novembre, 29 magasins ont dû fermer leurs portes. Et l’autorité brésilienne s’inquiète de procédures d’expulsion actuellement en cours.

Eduardo P, CC BY SA 4.0
 

La Comissão de Valores Mobiliários (Commission des valeurs mobilières) vient d’interroger les dirigeants de Saraiva, sur les actions engagées contre l’entreprise. Placée en redressement judiciaire depuis novembre 2018, la chaîne ferait actuellement face à 34 procédures d’expulsions — lesquelles auraient dû être signifiées.

Les responsables renvoient cependant la CVM à ses études, soulignant que l’information est publique, disponible sur les sites des tribunaux. Pas besoin d’en dire plus, donc. Mais surtout, les procédures seraient sans impact sur le fonctionnement actuel de l’entreprise. 

Sur les 34 procédures, 28 sont en première instance — sept actions se sont vu accorder un délai et trois autres sont suspendues. Les six autres sont entrées en deuxième instance, et l’expulsion se rapproche. Toutefois, l’ensemble des ordonnances serait retenu par une décision de justice.
 

Aucune conséquence sur le commerce ?


Dans une note adressée à PublishNews, la direction de Saraiva souligne qu’elle respecte les obligations contractuelles, vis-à-vis des centres commerciaux où sont installées ses librairies. Des négociations sont en cours avec les administrateurs, présentés comme « partenaires essentiels pour l’exploitation ». 

Saraiva indique également qu’elle évalue « en permanence le fonctionnement de sa chaîne de magasins, tenant compte des ouvertures, des rénovations et des fermetures dans le cadre du plan visant à maintenir l’activité en bonne santé ». 

En juin dernier, on apprenait que le groupe avait une dette de 485 millions de réaux (soit 114,2 millions €).


Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.