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Brésil : le marché du livre menacé par les dettes de deux libraires

Clément Solym - 09.11.2018

Edition - Economie - Brésil librairie chaînes - économie livre Brésil - dettes libraires Brésil


La situation politique du Brésil est une chose, celle de ses librairies y ressemblerait plutôt. Les deux principales chaînes, Livraria Cultura et Saraiva, représentant 40 % des revenus de certaines maisons, sont dans une vilaine situation. Des dettes qui s’accumulent, et contraignent les éditeurs à trouver des solutions.


Brésil Brasil - Salon du Livre de Paris 2015
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

 

Avec plus d’une centaine de points de vente à travers le territoire, les deux enseignes accumulent également, à elles deux, pas loin de 1000 millions de reaux de dettes – à peu près 235 millions €. 

 

Respectivement, Saraiva est à 485 millions de réaux et 120 millions de lignes de crédits auprès des banques. 20 de ses magasins ont déjà fermé. Livraria, de son côté, a 92 millions de crédit et un encours de 285 millions. Si un tribunal a accepté sa demande de recouvrement judiciaire, ce dernier n’interviendra que début novembre.

 

Depuis le mois d’août, la Chambre du livre du Brésil a organisé avec les éditeurs d’importantes réunions pour trouver une sortie de crise. Un groupe de travail a été mis en place pour réunir institutions politiques et professionnelles. 

 

À compter de 2014, l’économie brésilienne a subi un énorme choc, qui a profondément affecté l’ensemble des marchés et secteurs économiques. Le véritable problème posé est de parvenir à négocier les dettes sans systématiser le recouvrement judiciaire – qui garantit tout de même six mois de délai pour le paiement des créances. 

 

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Saraiva demanderait de pouvoir diviser par deux la somme due et des délais de paiement grandement rallongés. Et si les éditeurs sont prêts à discuter – certains avancent des possibilités d’échelonnement de deux ans, pour éviter la faillite –, ces négociations ne sont pas simples. 

 

Avec la concurrence d’Amazon à qui l’on prête aujourd’hui 10 % des ventes de livres dans le pays, le risque de concentration devient très inquiétant.

 

via Abril




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