Bryce Courtenay salue ses lecteurs et succombe de sa maladie

Clément Solym - 23.11.2012

Edition - International - Bryce Courtenay - auteur australien - La puissance de l'ange


L'Australien Bryce Courtenay, auteur du célèbre La puissance de l'ange, est décédé jeudi 22 novembre dans son domicile de Canberra, à l'âge de 79 ans, des suites d'un cancer de l'estomac. Il laisse derrière lui une oeuvre vaste, bien que commencée tardivement et très partiellement traduite en français. Son dernier roman, Jack of Diamonds, est disponible dans les librairies anglophones depuis 2 semaines.

 

 

Author and ex-creative director, Bryce Courtenay took a seat in Yahoo!'s Big Idea Chair

Yodel Anecdotal, CC BY 2.0

 

Il restera l'un des écrivains australiens les mieux accueillis par le public, avec près de 20 millions d'exemplaires de ses livres vendus, avec en premier chef La puissance de l'ange, décliné en version pour les enfants et en adaptation cinématographique (John G. Avildsen, 1992). Ce premier roman, publié à l'âge de 55 ans, en 1989, vaut à Bryce Courtenay une reconnaissance mondiale. Et l'éditeur Belfond de résumer ainsi le pitch du roman :

Arraché à l'affection de sa nourrice zouloue, et jeté en pension dans une institution ou il devient le souffre-douleur d'une bande d'Afrikaners nazillons, Peekay apprend, dès cinq ans, que la vie est une route semée d'épreuves. Intelligent et brave, curieux et généreux, il saura tirer le meilleur des leçons offertes par les personnages hors du commun qui vont croiser son chemin : Hoopie, le cheminot boxeur au coeur d'or, qui lui enseigne comment le petit peut vaincre le gros ; Doc, le musicien allemand humaniste, qui deviendra son maître à penser et le père qu'il n'a pas eu ; Geel Piet, le métis, qui fera de lui un champion du ring...

 Le roman d'initiation rencontre un succès phénoménal, et porte en lui les racines de Courtenay, originaire d'Afrique du Sud. En 1953, grâce à l'argent gagné dans les mines de charbon, il part à Londres pour étudier le journalisme. Après 30 années passées dans la publicité depuis son installation en Australie en 1958, Courtenay se lança dans l'écriture, jusqu'à y passer près de 12 heures dans ses bons jours.

 

Bryce Courtenay a signé 21 ouvrages, en majorité des fictions. Dans April Fool's Day, en 1993, il revient toutefois sur une expérience personnelle - « une des choses les plus difficiles que j'ai eu à faire » - en évoquant la mort de son fils Damon, atteint du SIDA après une transfusion pour traiter son hémophilie.

 

En marge du monde littéraire, Courtenay ne se privait pas d'attaquer ses confrères les plus consensuels : de Peter Carey, il critiquait « le snobisme d'une alphabétisation inepte », tandis qu'il considérait son travail « comme celui d'un amuseur, pas si différent de celui d'un musicien, pas si différent de celui d'un acteur. Il se trouve juste que je suis devenu auteur. »

 

Bryce Courtenay se savait atteint d'un cancer de l'estomac depuis 3 mois, et avait placé une adresse au lecteur dans son dernier livre en guise de remerciement, ainsi que cette vidéo YouTube.

 




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