Budget 2015 : adoption d'une courte majorité à l'Assemblée

Cécile Mazin - 22.10.2014

Edition - Economie - Budget France 2015 - adopter vote députés - Assemblée nationale discussions


Examiné hier et adopté à une courte majorité, le budget 2015 doit encore être voté le 18 novembre en première lecture par l'Assemblée, avant examen au Sénat. Tout n'aura pas été un long fleuve tranquille : avec 266 voix pour et 245 contre, la première partie du budget n'a pas vraiment convaincu. Mais ce qui a été remarqué, c'est l'abstention des 39 députés socialistes, dits frondeurs. 

 

 

 

 

Pour la Culture, ce sont 2,39 milliards € qui sont prévus, soit un budget similaire à celui de 2014. Il devrait cependant être revu à la baisse en 2016, à 2,38 milliards € pour revenir au même montant, en 2017, assure le document présenté par Bercy. « Les crédits de la mission “Culture” sont préservés et les moyens du ministère de la Culture et de la communication, hors audiovisuel public, sont même en légère augmentation sur la période 2015-2017 », assure le ministre Michel Sapin, dans le dossier de présentation.

 

Pour cette période, les moyens déployés pour l'Éducation artistique et culturelle, ainsi que ceux de l'enseignement supérieur seront en progression suivie. En revanche, des « efforts d'économie sont poursuivis dans les opérateurs et les services du ministère ». Et pour coller au cadre de la réforme territoriale à venir, les politiques de la rue de Valois « seront réformées et modernisées, par des mesures législatives et réglementaires ».

 

L'un des problèmes à attendre, c'est que la Commission européenne n'accepte pas le projet financier de la France, puisqu'en 2015, le déficit se maintiendrait au-dessus des 3 % du PIB. Le déficit public passerait de 4,4 % pour cette année, à 4,3 % pour 2015, avec un taux de croissance de 1 %. Deux vagues d'économies, de 7,7 milliards € sur les dépenses de l'État, et 3,7 milliards sur les collectivités territoriales. 

 

Or, petit point de détail, mais parmi les députés ayant choisi de ne pas adopter le budget, on retrouve notamment l'ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti. D'autres avec elle se sont abstenus, au point de choquer Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS...