Budget Hadopi : rien ne justifie 9 millions d'euros pour Filippetti

Clément Solym - 18.10.2012

Edition - Economie - Aurélie Filippetti - Hadopi - budget 2013


Peu après la conférence présentant le rapport d'activité de l'Hadopi, menée par Marie-Françoise Marais, présidente de l'Autorité, le budget pour l'exercice 2013 devait être de 8 à 9 millions €, voire plutôt 9, assurait Mireille Imbert-Quaretta, la présidente de la commission pour la protection des droits.

 

 

 

 

Marie-François Marais évoquait, dans ce contexte de crise, « un effort significatif de réduction du budget [...] mais l'ensemble des missions sera assuré ». Une promesse pieuse, mais aucun rendez-vous avec la ministre n'avait encore été fixé pour déterminer la mesure budgétaire précise. 

 

Une diminution, certes, puisqu'en 2012, 11 millions € avaient été octroyés, contre 9 millions € pour  2013. « Ensuite c'est le choix du gouvernement de ne pas répartir d'une manière égalitaire les efforts entre les administrations », attaquait la présidente de l'Hadopi, pour qui les réductions allaient porter à 7 % sur le fonctionnement et 2,5 % sur la masse salariale, soulignait l'AFP. 

 

Pas vraiment du goût de la ministre de la Culture, puisqu'Aurélie Filippetti est revenue à la charge, auditionnée par la Commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale. Il faudra en effet que l'Hadopi fasse avec ce qu'on lui accordera, et la somme sera, ad minima, de 8 millions €. « Le chiffre de neuf millions a été donné aujourd'hui. La discussion a lieu avec la haute autorité pour qu'ils me donnent l'évaluation précise de leurs besoins », tient à préciser la ministre. 

 

Et d'ajouter que pour l'heure, aucun des éléments en sa possession ne lui permet de justifier un budget de 9 millions €. Surtout que, depuis son entrée en fonction, la ministre n'avait cessé de répéter que le budget serait coupé. On attend donc encore une évaluation précise sur les besoins. « En tout cas, ils auront les moyens de fonctionner tout à fait correctement, tout en participant comme les autres à l'effort de redressement des finances publiques », concluait alors la ministre.