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Bukowski, l'enfant terrible de Los Angeles

Xavier S. Thomann - 19.04.2013

Edition - International - Los Angeles - Bukowski - Carte littéraire


Le LA Times vient de mettre en ligne sa carte littéraire de la ville. On y trouve bien sûr Bukowski. Pas facile en effet de parler littérature et Los Angeles sans mentionner le chantre des bas fonds de la société. La ville qu'il dépeint est loin d'être celle que l'on voit dans les films hollywoodiens. 

 

 #bukowski

 C.Matt Boyd, CC BY-ND 2.0

 

On trouve l'extrait de Bukowski au 900 North Alameda Street, pas très loin de la gare d'Union Station. Il s'agit d'un extrait de Post Office, roman dans lequel l'auteur raconte ses déboires professionnels dans un centre de tri postal, le tout à travers son alter ego Henry Chinaski. 

 

Le passage choisi par les journalistes du quotidien est tout à fait représentatif du style romanesque de l'auteur ainsi que de ses préoccupations. On y retrouve un narrateur à bout de nerfs à cause de son boulot. 

 

« After dinner or lunch or whatever it was -- with my crazy 12-hour night I was no longer sure what was what -- I said, 'Look, baby, I'm sorry, but don't you realize that this job is driving me crazy? Look, let's give it up. Let's just lay around and make love and take walks and talk a little. Let's go to the zoo. Let's look at animals. Let's drive down and look at the ocean. It's only 45 minutes. Let's play games in the arcades. Let's go to the races, the Art Museum, the boxing matches. Let's have friends. Let's laugh. This kind of life like everybody else's kind of life: it's killing us.' »

 

Ce qui donne en français : 

 

« Après dîner ou déjeuner, je ne sais plus — à cause de ma nuit de travail de 12 heures je n'étais plus très sûr — j'ai dit, " Écoute chérie, je suis désolé, mais tu ne vois pas que ce boulot me rend malade ? Allez, laissons tomber tout ça. On se la coulerait douce, on ferait l'amour, on irait se promener et on discuterait un peu. Allons au zoo. Allons regarder les animaux. On peut prendre la voiture et aller voir l'océan. C'est seulement à 45 minutes. Jouons à des jeux dans une galerie. Allons aux courses, au Musée d'Art, aux matchs de boxe. Ayons des amis. Rigolons. La vie comme celle de tous les autres est en train de nous tuer." »

 

En cette fin de semaine, cela ne peut pas faire de mal d'écouter Bukowski s'élever contre la monotonie du travail, quand tant d'autres choses sont à faire. Il faut dire que durant toute sa vie, l'auteur a cumulé les emplois parmi les plus pénibles, mais lui offrant une matière inestimable pour son oeuvre. 

 

Visiblement, il n'est pas le seul à le penser. Depuis sa mort, en 1994, Bukowski voit sa réputation s'améliorer. Il commence à être reconnu comme un écrivain important des États-Unis du second vingtième siècle. Il y a trois ans, une exposition lui était consacrée à Los Angeles, au Huntington Museum, où sont conservés ses manuscrits. Par ailleurs, sa maison est devenue un bâtiment protégé, ce qui a permis d'éviter sa destruction. Elle se trouve au 5124 De Longpre Avenue.  

 

(via the LA Times




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