Bush réécrit l'Histoire à sa faveur, estime Gerhard Schröder

Clément Solym - 10.11.2010

Edition - Société - guerre - golfe - afghanista


Les mémoires de George W. Buch lui valent peut-être les honneurs de la télévision chez lui, avec des émissions particulièrement plébiscitées. Mais depuis l'Europe, son livre n'a pas forcément le même impact et particulièrement en Allemagne...

En effet, l'ancien chancelier, Gerhard Schröder, a manifestement eu vent de ce texte et s'offusque de ce que l'ancien président, évoquant sa guerre du Golfe, ne dit pas la vérité. Dans un communiqué, Gerhard rappelle combien il avait pu s'opposer à cette guerre en 2002, et précise que Bush raconte des âneries dans son livre, le concernant.


En effet, dans les petites anecdotes, Bush rapporte un entretien en date du 31 janvier 2002, entre les deux chefs d'État. Et chose étonnante, les souvenirs de cette rencontre divergent. Selon ceux de Bush, l'ancien chancelier avait décidé de rallier la cause étatsunienne sans réticence, estimant que le cas de l'Afghanistan valait également pour l'Irak. Et que dans ces conditions, l'Allemagne se rangerait aux côtés du pays pour une lutte contre le terrorisme.

Pas tout à fait d'accord, l'ancien chancelier rapporte une tout autre version. « Comme lors des rencontres suivantes avec le président américain, j'ai dit clairement que l'Allemagne serait fidèlement aux côtés des USA s'il s'avérait que l'Irak, comme avant l'Afghanistan, avait servi de refuge et de point de départ à des combattants d'Al-Qaïda », précise-t-il.

Et à raison, parce que, souligne l'AFP, l'ancien chancelier devrait sa réélection en septembre 2002, à son attitude opposée à la guerre. Après les attentats du 11 septembre, Gérard Schröder avait témoigné de ses plus vives marques de solidarité, tout en se montrant particulièrement contre l'idée d'envahir l'Irak.


Crédit photo Wikipedia