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Bygmalion : France Télévisions dans le viseur

Nicolas Gary - 01.06.2014

Edition - Société - Martin Ajdari - France Télévisions - directeur de cabinet


Jean-François Copé n'est pas le seul impacté par les dernières révélations autour de la société Bygmalion. L'agence de communication aurait réalisé des fausses factures pour l'UMP, durant la campagne de Nicolas Sarkozy. Or, cette dernière fut créée par deux proches de Jean-François Copé, et en regard des montants facturés, les premiers doutes ont fusé. Sauf que l'on est rapidement passé de factures peut-être excessives à de fausses factures.

 

 

La flamme olympique à Paris

Neno°, CC BY NC ND 2.0, sur Flickr

 

 

Les meetings de campagne du président sortant et candidat Sarkozy furent dispendieux, c'est le moins que l'on puisse dire. Or, la presse apporte chaque jour un nouvel éclairage sur ces questions. Le dernier en date ne concerne plus l'UMP, mais France Télévisions. L'acteur français de l'audiovisuel a manifestement passé des contrats avec l'agence Bygmalilon lorsque Patrick de Carolis était en poste, mais également sous la présidence de Rémy Pflimlin. 

 

L'ensemble est surveillé de très près par le juge d'instruction, Renaud Van Ruymbeke, qui avait déjà mis en examen Patrick de Carolis, ainsi que son ancien directeur général délégué, Martin Ajdari. Or, ce dernier officie désormais au poste de directeur de cabinet du ministère de la Culture, après une nomination expresse le 16 mai dernier. Il fallait pallier le départ de Laurence Engel, laquelle a désormais repris le chemin de la Cour des Comptes, et s'apprête à devenir, face à l'incrédulité totale, Médiatrice du livre. 

 

Martin Ajdari est évoqué dans l'affaire Bygmalion, cette dernière ayant poursuivi sa collaboration avec France Télévisions, après l'arrivée de Rémy Pfimlin. Et notamment sur une prestation de service destinée à répondre aux courriers et emails des spectateurs. C'est bien la signature de l'actuel directeur de cabinet que l'on retrouve sur les contrats, lesquels n'auraient manifestement pas fait l'objet d'une mise en concurrence. 

 

Si certains des contrats avaient cessé en 2010, d'autres furent suivis, mais le juge n'aurait pas encore donné suite, pour une enquête plus poussée. Or, suite à une audition le 6 décembre 2013, devant le juge Van Ruymbeke, Martin Ajdari avait reconnu avoir renouvelé les contrats sans mise en concurrence. Déjà qualifié de témoin assisté dans le cadre de l'enquête, le directeur de cabinet du Ministère de la Culture n'avait certainement pas besoin d'une pareille publicité - surtout que sa nomination avait soulevé, dans Le Parisien, certains doutes.

 

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