Cameroun : une bibliothèque mobile pour les quartiers défavorisés

Julie Torterolo - 21.10.2015

Edition - International - Street CLAC - bibliothèque mobile - Cameroun


La réussite des appels aux dons sur les plateformes de financement participatives n’est plus a prouvé, d’autant plus quand il s’agit d’actions sociales ou humanitaires. Cette fois-ci, c’est une bibliothèque mobile à Yaoundé (Cameroun) qui se lance dans l’aventure sur KissKissBankBank. Baptisé Street CLAC, le véhicule, rempli de livres, souhaite alimenter les quartiers populaires de la ville. 

 

 

 

 

La Street CLAC imaginée par CLAC, Centre de Lecture et d’Animation Culturelle de Yaoundé, et BSF, Bibliothèque Sans Frontière, affiche un objectif de 5000 euros. Une modique somme afin de créer une bibliothèque mobile qui ira à la rencontre des populations des quartiers populaires de la capitale. « Mais le Street CLAC sera bien plus qu’une simple bibliothèque », peut-on lire sur la présentation.

 

Et en effet, avec simplement une camionnette pour écrin, Street CLAC souhaite se transformer en centre multimédia — avec tablettes, ordinateurs, vidéoprojecteurs pour diffuser films et documentaires — ou encore proposer des programmes d’animation culturelle et pédagogique.  Ateliers de sensibilisation sur la santé, l’environnement ou l’accès au droit, et volet d’accompagnement vers l’emploi viendront également s’ajouter à la bibliothèque mobile. 

 

« L’équipe sera constituée pour commencer de deux animateurs, qui joueront un rôle de médiateurs et proposeront des activités ludiques, pédagogiques et sociales aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Sur le Street CLAC, on pourra aussi bien lire tranquillement une BD, qu’apprendre à rédiger son CV ou s’initier à la programmation informatique », précise le texte explicatif du projet.

 

Chaque quartier de l’Est de Yaoundé pourra alors bénéficier au minimum tous les 15 jours de la bibliothèque, ses projets et son équipe, pendant 4 à 5 heures. Certaines mairies d’arrondissements ont d'ailleurs déjà apporté leurs soutiens et leurs aides, selon les porteurs du projet. 

 

Pour faciliter son appropriation par les populations, le Street CLAC travaillera avec de nombreux partenaires locaux : les établissements scolaires d'abord, avec lesquels des activités pédagogiques et des prêts d'ouvrages seront mis en place, pour pallier à la faiblesse des bibliothèques scolaires, mais aussi les associations locales qui bénéficieront de cartes blanches pour réaliser leurs propres activités de sensibilisation au sein de l'espace éphémère du Street CLAC.

 

 

L’équipe l’affirme : Street CLAC touchera au moins 500 personnes par mois afin de « renforcer la qualité de l’éducation et de la formation » ou encore « réduire la fracture du numérique et encourager la créativité ». Pour l’instant Street CLAC a récolté 2658 euros sur les 5000 demandés. Une initiative qui vient s'ajouter à l'engouement que connaissent les bibliothèques mobiles notamment en Europe ou aux États-Unis.